Mon essai du DS3 Crossback : parenthèse désenchantée



Une fois n'est pas coutume, c'est avec le dernier petit SUV de DS que j'ai passé une partie de la journée en version 1,2 puretech 130 EAT8 et finition Opéra.

Découverte de la voiture Même si j'avais déjà eu l'occasion de croiser le DS3 Crossback plusieurs fois ces derniers mois, le croiser dans la rue, hors des lumières de salon permet de poser un regard différent. Et je dois dire qu'il me plaît plutôt bien. Bien campé sur ses roues, il apparaît fort trapu, dynamique, musclé. Sa hauteur n'est pas très élevée, il n'est pas disproportionné mais pourtant il en impose notamment à l'avant. Sa partie arrière est clairement une réussite pour moi et c'est, sans nul doute, la partie que je préfère du véhicule. Sur le parking, le DS3 Crossback paraît nettement plus grand qu'il ne l'est.



A l'intérieur, la découverte se poursuit avec moins d'enthousiasme. L'ensemble totalement noir de cette version rend l'habitacle tronqué, la petite taille des fenêtres donne une impression de confinement. Je n'aurai pas été contre quelques couleurs que l'on trouve sur d'autres finitions. Ici, cette ambiance, sportive, ne me convainc pas mais c'est probablement plus dû à moi qu'à la voiture.


Le cuir qui recouvre la planche de bord et les sièges met en valeur la voiture. Souple et doux au toucher, il respire la qualité. Mais globalement, pour moi, c'est une déception... Autant le DS7 Crossback en mettait plein la vue, il respirait le luxe, autant ici, le DS3 Crossback est assez impersonnel. Alors oui les aérateurs sont sur les portes, oui le design est soigné mais il manque ce petit quelque chose que le DS7 a et que, dans cette finition Opéra tout du moins, le DS3 Crossback n'a pas. Petite surprise néanmoins : alors que ma première impression était assez circonspecte sur les touches tactiles lors du Mondial de l'auto, à l'essai et pendant la conduite, elles ne m'ont pas du tout surprises, et leur utilisation se révèle tout à fait satisfaisante. Dernier reproche sur cette planche de bord : la superposition du combiné d'instrumentation et de la lame pour la vision tête haute m'a perturbé. Sans doute du fait que le combiné est petit ou que la lame est assez près du conducteur mais la superposition des deux rendait l'un ou l'autre totalement inutile.

Au niveau de l'habitabilité, l'espace à l'avant est clairement bon et personne ne souffrira d'un manque d'espace. Ce sera nettement moins le cas à l'arrière notamment à travers l'espace aux jambes qui est réduit. En ayant réglé le siège conducteur à ma taille, m'asseoir à l'arrière n'était pas aisé puisque l'espace aux jambes était assez restreint. Les petites fenêtres, l'aileron de requin et l'atmosphère noire font qu'il ne faut pas être claustrophobe à l'arrière du DS3 Crossback. Place au coffre où la déception domine. Pourtant annoncé avec un volume de 350 dmª, j'ai trouvé le coffre particulièrement petit et en tout cas nettement moins généreux que sur ma C4 qui, pourtant, n'est plus grand que de 60 dmª.



Sur la route Équipé du 1,2 puretech turbo de 130 chevaux et de la boîte EAT8, je m'attendais que ce DS3 Crossback fasse preuve de nervosité et de sportivité mais, au final, c'est plutôt un moteur coupleux qui va permettre de rouler à bon rythme sans offrir des performances incroyables. La boîte auto engrange les rapports sans à-coups confirmant la bonne tenue que j'avais ressenti au volant du Berlingo. Les rapports s'enchaînent à la montée ou à la descente se font sans problèmes, avec fluidité. La gestion des rapports par la boîte est très bien faîte et, moi qui n'aime pas les boîtes automatiques, je m'en laisserai bien convaincre.



Pour avoir de la nervosité, c'est le mode sport qu'il faut enclencher. Et, là, la personnalité du DS3 Crossback change totalement. Il se fait nettement plus nerveux, dynamique, la sportivité est là, la direction se fait plus ferme, le grondement du moteur plus présent et les sensations suivent. Sur petites routes, le mode sport permet vraiment de se faire plaisir, la voiture est vive, réactive, la direction est précise, le DS3 Crossback ne bouge pas et semble imperturbable.

Un autre mode est disponible qui agit énormément sur le comportement du DS3 Crossback. Le mode Éco rend la conduite du SUV DS plus douce, plus calme, le moteur se fait totalement discret, la direction est plus souple. Ce mode aurait eu plus de sens s'il s'appelait confort car le confort est nettement plus présent avec ce mode enclenché que sur le mode Normal ou, à l'évidence, Sport.

Ainsi, sur les trois modes disponibles, les mode Sport et Éco permettent au DS3 Crossback d'offrir un comportement totalement différent. Si le mode Sport est un régal sur les petties routes départementales permettant de réellement se faire plaisir, le mode Éco permet d'affronter la ville avec douceur, calme et sérénité profitant

En ville, le DS3 Crossback se révèle maniable, très facile à conduire, la boîte auto apportant un vrai plus appréciable malgré ses quelques à-coups sur les trois premiers rapports. Le mode Éco enclenché, le DS3 Crossback s'avère tout à son affaire en ville offrant moelleux, douceur, silence, le tout dans un confort de premier ordre. Si la visibilité arrière n'est assurément pas son point fort vu la taille des vitres, les multiples assistances à la conduite dont notamment la caméra de recul apportent une aide plus qu'appréciable.

Sur autoroute, j'ai pu tester le DS Connected Pilot permettant une conduire presque autonome et je dois avouer que c'est bluffant. Le véhicule se cale bien entre les lignes blanches, le régulateur adaptant la vitesse en fonction du trafic, l'autoroute en devient relaxante. Le test, réalisé sur peu de kilomètres, a permis de vérifier que tout se faisait en douceur, la voiture gérant parfaitement les lignes, le trafic et la vitesse. Les quelques très légers coups de volant pour caler la voiture entre les lignes m'ont assez perturbé mais très vite on y prend goût. Pour autant, ce n'est pas une conduite totalement autonome et, même si nos mains ne servent à rien, elles doivent rester sur le volant ce qui contradictoire. C'est rassurant puisqu'on garde la main sur la voiture au cas où mais c'est aussi totalement inefficace puisque la voiture le fait très bien sans notre aide. Je pense donc que, même si une conduite autonome peut s'avérer appréciable pendant quelques kilomètres, elle ne peut être utiliser sur de très longues distances d'autant plus que se poserait la question de la somnolence du conducteur.



Conclusion : En conclusion, au bout de ces quelques heures d'essai, je suis assez déçu par ce DS3 Crossback. Sans doute est-ce dû au fait que je ne dois pas être la cible clientèle...Mais 36 000€ pour une voiture qui n'est pas familiale, qui n'est pas hyper pratique, qui n'apporte pas d'effet waoh hors le design en soi très subjectif c'est cher, très cher. Et même si le niveau de finition est très bon, le cuir sur la planche de bord et les sièges d'excellente tenue, les équipements technologiques, je n'accroche pas à ce DS3 Crossback. Ce n'est pas une mauvaise voiture, très loin de là, elle est même très agréable à conduire surtout lorsque le mode Sport est enclenché, mais elle ne me convient pas. Elle trouvera certainement son public, et je le souhaite car elle le mérite, mais pour ma part, je ressors de cet essai désenchanté...

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