Interview d'Yves Bonnefont, Directeur de DS Automobiles

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Interview d'Yves Bonnefont, Directeur de DS Automobiles



Le patron de DS est persuadé que l’heure de sa marque premium viendra bientôt à travers le monde, à condition de laisser du temps au temps et de permettre à ses nouveaux modèles de s’installer. Mais il est conscient des difficultés qu’il rencontre au sein de l’Empire du Milieu. L’an dernier, il ne s’est pas passé un mois sans que l’on n'enterre cette marque que certains prétendaient éphémère. Et puis, après le lancement du DS 7 Crossback au mois de janvier, et la présentation du DS 3 Crossback lors de ce Mondial, les mêmes ont changé d’avis et évoquent sa renaissance. « Je préfère parler de véritable naissance » corrige Yves Bonnefont, directeur général de la marque. « Il faut 3 ans pour concevoir une voiture. Or, DS a été créé en tant que tel en 2015 et nos deux premiers modèles arrivent à peine. » À trois ans, un constructeur premium est un nourrisson. « Il faut plusieurs générations de modèles pour installer une marque telle que celle-ci. Avec la première, les gens observent, avec les suivantes on enfonce le clou ».



Ces générations, Audi les a usées pendant vingt ans avant de devenir la première marque haut de gamme à s’imposer. Dans deux décennies, Yves Bonnefont aura-t-il le même statut que son homologue chez Audi ? Il ne le souhaite pas, du moins ne souhaite-t-il pas subir les mêmes tracas judiciaires que ce dernier. Mais il compte bien sur ses deux modèles actuels pour filer vers la voie de la réussite.« On est dans les clous et nous allons continuer à lancer un modèle par an pendant 6 ans ».

Dans les clous vers l’électrification, malgré les réticences de Carlos Tavares envers cette énergie ? « Chez DS, l’électrique est au cœur de la stratégie ». Pas spécialement pour se conformer à des préoccupations environnementales, « mais pour coiffer nos gammes. Elle sera réservée, ainsi que nos systèmes hybrides, aux modèles les plus puissants ». La DS7 Crossback hybride rechargeable délivrera ainsi 300ch. L’électrification est aussi, selon Yves Bonnefont, un moyen de ne plus entraver la liberté de ses clients. Ils seraient prêts à payer, cher, pour la conserver, « pour rouler, sans entrave, où ils le souhaitent, à la campagne, comme en ville ». Là ou le tout thermique est de plus en plus refoulé.

Le DS3 Crossback électrique, comme le DS7 Crossback hybride ne sont évidemment pas seulement destinés à contourner les règles édictées par Anne Hidalgo. « Ce sont des autos mondiales destinées à être vendues dans 34 pays ». Dont la Chine, le premier marché mondial où DS est présent depuis plusieurs années, avec un investissement important. Mais l’Empire du Milieu ne rend pas le directeur heureux. « Je ne suis pas content de mes résultats en Chine. Nous avons beaucoup de travail là-bas, beaucoup de transformations sont en cours ». Dans ce pays aussi, DS ne renaît pas, il naît, ou du moins le souhaite. S’il n’est pas trop tard pour reprendre pied sur un marché déjà largement encombré.


Source :

https://www.caradisiac.com/interview-de-yves-bonnefont-directeur-general-de-ds-je-ne-suis-pas-content-de-mes-resultats-en-chine-les-boss-de-l-auto-au-mondial-2018-171691.htm

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