Histoire Citroën : L'usine du Quai de Javel

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Histoire Citroën : L'usine du Quai de Javel


Après la création des engrenages Citroën en 1913, André Citroën propose à l’État français de construire une usine capable de produire des obus en grande série avec de l’Armée française. Fort d’une première commande d’un million d’unités, André Citroën rachète l’usine des Aciéries de France pour compléter l’usine de la rue du Théâtre devenue trop exiguë. Les deux usines et les terrains autour s’étalent sur 34 000 m², Citroën remodèle légèrement les ateliers et lance la production dès l’été 1915 à raison de 5 000 pièces par jour qui montera, dès 1918, à 40 000 pièces dans une usine qui, entre temps, a considérablement été agrandie passant de 55 000 m² à 130 000 m².


A la fin de la guerre, Citroën rachète le constructeur Mors pour se reconvertir dans la fabrication d’automobile avec un premier modèle, la Citroën Type A (article à retrouver ICI). Inspiré par le Fordisme, les chaînes de production de l’usine du quai de Javel vont permettre de multiplier la production passant de 30 voitures par jour à un millier dix ans plus tard ! En 1928, l’usine emploie près de 30 000 ouvriers dont 6 000 femmes. André Citroën, déjà à la pointe de la technologie et des techniques de production, veut le meilleur pour ses ouvriers, aussi l’usine s’entoure de crèches d’infirmeries et de nombreuses outils de loisirs sans oublier de nombreuses douches et toilettes afin d’offrir une hygiène parfaite. Avec un effectif qui va monter jusqu'à 32 000 employés, l'usine du Quai de Javel a la taille d'une ville moyenne.


En 1933, André Citroën veut encore aller plus loin pour moderniser ses chaînes et améliorer la production. A cet effet, il décide de démolir complètement l'usine qu Quai de Javel pour la reconstruire encore plus grande, elle passe de 30 000 m² à 55 000 m². Parmi les aménagements, les sous-sols permettent dorénavant de stocker 1 200 voitures et les vestiaires qui passent de 2 500 à 3 500 places. Cette démolition et reconstruction se fera en un temps record et quasiment sans impact sur la production !


Mais, avec autant d'investissements, la santé financière de la marque se fait vacillante et le lancement précipité de la Traction Avant ne va pas arranger la situation. Après le rachat de Citroën par Michelin et la mort d'André Citroën en 1935, les Automobiles Citroën reprennent le chemin des bénéfices grâce au succès de la Traction qui, enfin fiabilisée, se vend très bien et permet à la marque de dégager un premier bénéfice de 18 millions de francs. Lorsque la guerre arrive, l'usine du Quai de Javel sera bombardée par trois fois, période pendant laquelle elle connaîtra, fort logiquement, une nette baisse de régime.


L'usine, rebaptisée du nom de son créateur André Citroën en 1958, amorce sa fin de vie en 1970 où le manque de place et l’optimisation des processus de fabrication conduisent Citroën a délocaliser sa production sur des sites en province, dont celui d’Aulnay sous Bois. Petit à petit, la production se réduit et la dernière Citroën fabriquée à Javel sortira en 1975. Dès 1976, commence la délocalisation de l'usine qui se poursuivra jusqu'en 1984, elle donnera alors naissance à un vaste programme immobilier et la création d'un parc de 13 hectares


Voici une animation 3D de l'usine du quai de Javel :


Passionnément Citroën - 2020 

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