Essai DS7 Crossback BlueHdi 130 EAT8

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Essai DS7 Crossback BlueHdi 130 EAT8



Est-il possible de s'imposer sur le segment des SUV premium en optant pour une mécanique roturière et peut puissante. Le DS7 Crossback tente le pari !

Un peu plus ambitieux que ses cousins (Citroen C5 Aircross et Peugeot 3008) tant en matière de gabarit que de statut social, le DS7 Crossback semble a priori le moins enclin à supporter une mécanique aussi modeste que le BlueHDi 130 ch. Peut-on pour autant parler de mésalliance ? Honnêtement, non. Ainsi, en considérant que l'autoroute est le terrain de jeu favori de cette auto, on ne peut pas dire que la présence sous le capot du DS 7 Crossback d'une mécanique aussi timide soit un réel handicap.

À cela deux raisons. La première, c'est son association avec une transmission automatique à huit rapports. Cette dernière permet aux 130 ch d'assurer des relances correctes sans qu'il faille constamment se jeter sur le levier de boîte de vitesses. La seconde, c'est le peu de goût qu'a le DS 7 Crossback pour la conduite sportive. À l'instar du C5 Aircross, le grand SUV de DS Automobiles n'aime guère être bousculé. Si, malgré tout, le conducteur se met en tête de draguer les points de corde et freiner juste avant le panneau "trop tard", en clair de se faire un petit quart d'heure colonial sur une départementale, ils seront deux, le châssis et le moteur, pour le ramener à la raison !

"French" art de vivre ! S'il y a bien quelque chose qu'on ne peut pas enlever au DS 7 Crossback, c'est sa personnalité un rien décalée et son goût du luxe. Prendre place à bord de cette auto n'a rien de désagréable, bien au contraire. La planche de bord propose un dessin plaisant à l'œil et les matériaux utilisés sont de belle facture. Côté habitabilité, le DS 7 Crossback profite de son gabarit légèrement supérieur à celui de ses petits camarades (par rapport au Peugeot 3008 : + 10 cm de longueur et + 7 cm au niveau de l'empattement) pour proposer un peu plus d'espace au niveau des jambes des passagers arrière (+ 4 cm par rapport au 3008). Un petit plus qui va de pair avec un très bon niveau de confort malgré l'absence sur notre voiture d'essai de l'Active Scan Suspension (suspension active pilotée par caméra) réservée aux motorisations plus ambitieuses. Au final, la vie à bord de ce SUV est plutôt agréable même si au niveau de l'ergonomie, DS Automobiles semble, de temps en temps, vouloir s'inspirer de Citroën avec tout ce que cela implique en matière de logique et de rationalité...


Financièrement... c'est premium ! On espérait que la présence d'une mécanique aussi modeste aurait une influence bénéfique sur le tarif du DS 7 Crossback. Nos espoirs ont-ils été vains ? Non. Le prix de vente de cette version est comparable à celui des autres SUV compacts en finition haut de gamme. Mais tout se paie ! Ainsi la dotation d'équipement de série de notre DS 7 Crossback était loin de se montrer aussi prolixe que celle de ses concurrents. Dans le même ordre d'idées, son goût du luxe n'est pas sans conséquences sur l'addition puisque "l'Inspiration DS Rivoli Gris Perle" qui décorait si agréablement l'habitacle de notre DS 7 Crossback est tout de même facturée 3 550 €. Heureusement que la consommation moyenne de 6,2 l/100 km vient nous apporter un petit coin de ciel bleu côté finances.

Le bilan L'AJ Le DS 7 Crossback et le BlueHDi 130 ch cohabitent de manière harmonieuse. Reste à convaincre, car s'imposer chez les SUV premium avec un si petit diesel ne sera pas simple. En revanche, aller draguer la clientèle des SUV "normaux" est tout à fait envisageable...


Source : https://news.autojournal.fr/news/1539683/DS-DS7-Crossback-SUV-Essai-premium

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