Ventes Citroën C4 (2026) : Analyse complète des chiffres et bilan commercial en France en 2026

Ventes Citroën C4 en 2026 : Une belle résistance au cœur d'un segment sous haute tension
Dans le cadre de notre dossier consacré au bilan commercial des modèles aux chevrons en France, nous portons aujourd'hui notre attention sur la berline compacte du constructeur : la Citroën C4. Positionnée au sein du segment C, une catégorie historique mais soumise à des mutations profondes et à une concurrence féroce, la compacte française suscite de nombreuses interrogations quant à sa trajectoire.
Alors que l'hégémonie des SUV n'a de cesse de redéfinir la structure des ventes globales sur le marché national, la question est posée : comment la berline audacieuse parvient-elle à tirer son épingle du jeu au premier semestre 2026 ?
Un segment des compactes bouleversé et le virage de l'électrification
Le segment des berlines compactes est devenu particulièrement exigeant en France. Depuis 2018, cette catégorie subit une baisse sévère de ses volumes globaux, prise en tenaille entre les SUV du segment B très populaires et les SUV du segment C plébiscités par les familles. Pour mesurer l'attrait des silhouettes surélevées, il suffit de constater les performances d'un modèle comme le Toyota C-HR, qui cumule à lui seul 9 031 unités, devançant la quasi-totalité des berlines classiques.
À cette pression concurrentielle s'ajoute un virage stratégique majeur imposé par Citroën. Depuis le début de l'année 2026, la C4 a définitivement supprimé ses blocs essence 100 % thermiques de son catalogue. L'offre repose désormais exclusivement sur l'hybride MHEV 48V et le 100 % électrique (ë-C4). Logiquement plus chères à l'achat que les anciennes versions thermiques pures, ces motorisations électrifiées font grimper le ticket d'entrée en concession, ce qui impacte inévitablement les volumes de vente globaux de la marque aux chevrons.
Les chiffres de la Citroën C4 : Une 3e place solide malgré un mix électrique à la peine
Malgré ce contexte difficile, les derniers chiffres d'immatriculation du segment C en France révèlent de très bonnes performances pour la berline compacte de Citroën :
Citroën C4 (hors électrique) : Avec 6 815 unités vendues, la C4 se classe à une très solide 3e place de son segment en France (en recul d'un rang par rapport au premier trimestre), s'imposant comme la première alternative tricolore derrière le duo de tête. Sa variante tricorps, la C4 X, enregistre de son côté 815 unités (23e place, -2 rangs), confirmant son statut de silhouette de niche sur le marché français.
Citroën ë-C4 (100 % électrique) : Sur le marché spécifique des véhicules électriques du segment C (BEV), la déclinaison ë-C4 pointe à la 8e position (-1 rang) avec 822 immatriculations.
Ce chiffre met en lumière le principal point de faiblesse actuel du modèle : la version 100 % électrique ne représente qu'un mix de 12,06 % des ventes totales de la C4. Alors que certains concurrents effectuent une transition rapide vers le zéro émission, la compacte de Citroën s'appuie encore très majoritairement sur ses versions hybrides pour concrétiser ses volumes en concession.
Peugeot 308, Renault Mégane, VW Golf : Comment se positionne la C4 face à ses rivales ?
L'analyse des performances de la C4 prend tout son sens lorsqu'on la compare aux tenors du segment C en France :
Peugeot 308 : Elle domine largement le classement toutes énergies confondues avec 14 953 unités. Toutefois, si l'on regarde l'historique, la compacte de Sochaux s'est nettement repliée après avoir atteint des sommets (23 120 ventes en 2022 et 23 733 en 2023, contre 16 307 en 2025). Sur le marché électrique pur, la e-308 reste très modeste avec seulement 1 456 ventes soit un mix de 9.73%.
Renault Mégane : Deuxième du classement général avec 7 176 unités, la Mégane réalise la totalité de son volume en 100 % électrique grâce à la Mégane E-Tech, ce qui lui permet d'occuper la 1ère place du classement BEV. La marque au losange a toutefois perdu une grande partie de son bassin de chalandise thermique (la Mégane réalisait encore 18 064 ventes en 2021).
Autres concurrentes : Derrière la C4, la Volkswagen Golf prend la 4e place avec 5 460 unités, suivie de l'Audi A3 (5 371 unités) et de la Volkswagen ID.3 (5 313 unités, 2e du marché BEV).
Dans ce paysage mouvant, la Citroën C4 démontre une régularité impressionnante. Alors que la catégorie s'est effondrée, la C4 parvient à maintenir un niveau de vente moyen oscillant historiquement entre 7 000 et 9 000 unités par an (avec un pic à 9 526 ventes en 2025). C'est une performance bien supérieure à ce que Citroën réalisait autrefois avec la C4 "2" ou le C4 Cactus (qui ne dépassait pas 5 568 ventes en 2020), prouvant que le concept de berline surélevée axée sur le confort a trouvé ses marques.
Conclusion : Un potentiel préservé pour aborder l'avenir
En conclusion, la Citroën C4 signe un parcours commercial très honorable au cours de l'année 2026. Malgré un soutien publicitaire parfois timoré et un manque relatif de communication de la part de la marque, la berline parvient à verrouiller la 3ème place de son segment en France.
Son périmètre d'action reste certes plus restreint que celui d'une Peugeot 308 — qui bénéficie encore d'une palette d'énergies plus large incluant des motorisations hybrides rechargeables — mais la C4 prouve la pertinence de sa recette axée sur le confort ultime. Si la marque aux chevrons parvient à libérer le potentiel de sa déclinaison électrique grâce à une politique commerciale plus incitative, la C4 disposera de tous les atouts pour consolider durablement sa place dans le paysage automobile français.







Pour circuler de manière intensive dans certains pays d'Europe de l'est et du nord, je peux vous confirmer que l'arrêt des breaks chez CITROEN a été une annerie de premier ordre ! Comme beaucoup d'autres décisions passées d'ailleurs...
En effet, si les carrosseries "berlines" sont en forte perte de vitesse, les breaks sont encore très présents et la 308 break très visible effectivement, doit représenter dans la plupart des pays d'Europe plus de 80 % des immatriculations par rapport à la berline 308 !!!
Imaginez les socres de vente de la C4, si cette dernière possédait un joli break !
De plus l'arrêt de la motorisation diesel sur C4 fait perdre de nombreux clients gros rouleurs, qui se tournent vers…
@Jérémy, j'aimerais savoir si dans les chiffres concernant la 308, est intégrée la part des breaks?
Sinon je trouve méritoire les résultats de la C4, laquelle n'est pas aussi soutenue que sa rivale de chez Peugeot, ne profitant pas comme elle, d'une palette de motorisations plus étendue. N'oublions pas non plus, que sous l'ère de Linda Jackson, il était assigné à Citroën de réduire à presque rien le nombre de silhouettes, alors qu'il existait auparavant une petite famille de C4, les compactes pourvant aussi compter sur les monospaces qui cartonnaient. Dans ces conditions, la C4 actuelle est méritante, surtout, qu'elle aborde sa fin de cycle produit. Pour l'aider, Citroên doit jouer sur les prix, les séries spéciales, et l'électrique optimisée.…
On se demande quand meme vu les chiffres s’il etait pertinent de faire une C4 X ! Une version break n’aurait elle pas été plus profitable ou alors faire une C4 à hayon mais avec la longueur de la C4X
La version Break de la 308 se voit quand même énormément rien que dans ma petite rue il y en a deux! Et sur l’autoroute je vois beaucoup de break de toutes marques malgré ca l’argument bidon de Citroën est que ca ne se vend plus !