Stellantis renoue avec la croissance : ce qu’il faut retenir des résultats du 1er trimestre

Stellantis : Une reprise confirmée au premier trimestre 2026 avec un chiffre d’affaires en progression
Le premier trimestre de l'année 2026 vient de s'achever et, avec lui, la publication des résultats financiers de Stellantis. Ces chiffres étaient particulièrement attendus par les investisseurs et les observateurs du secteur automobile, après les pertes enregistrées l'an dernier. Le groupe avait en effet dû faire face à des charges exceptionnelles importantes liées à la transition vers l'électrique, impactant lourdement ses bilans. La question qui brûlait toutes les lèvres était de savoir si Stellantis avait réussi à redresser la barre en ce début d'année. Les données publiées aujourd'hui apportent des éléments de réponse concrets sur la trajectoire actuelle du géant automobile mondial.
Des indicateurs financiers en nette amélioration au premier trimestre
Les résultats du premier trimestre 2026 témoignent d'une dynamique positive pour Stellantis. Le chiffre d’affaires net a atteint 38,1 milliards d’euros, soit une progression de 6 % par rapport à la même période en 2025. Cette croissance est principalement portée par une hausse des volumes de ventes dans l'ensemble des régions, l'Amérique du Nord demeurant le moteur principal de cette performance. Le bénéfice net s'établit à 0,4 milliard d’euros, une amélioration notable favorisée par une meilleure exécution opérationnelle et des volumes plus soutenus.
Le résultat opérationnel courant s’élève à 1,0 milliard d’euros, ce qui se traduit par une marge opérationnelle ajustée (AOI) de 2,5 %. Il est à noter que la majorité des régions géographiques ont contribué positivement à ce résultat. Concernant le flux de trésorerie, le free cash flow industriel affiche une valeur négative de 1,9 milliard d’euros. Si ce chiffre peut interpeller, il reste conforme à la saisonnalité habituelle du premier trimestre. Surtout, il représente une amélioration de 37 % par rapport au premier trimestre 2025, et ce, malgré des sorties de fonds d'environ 0,7 milliard d’euros liées aux charges exceptionnelles du second semestre 2025.
Antonio Filosa, CEO de Stellantis, a commenté ces résultats : « Alors que nous instaurons un reporting trimestriel de nos résultats financiers, les trois premiers mois de 2026 reflètent les premiers résultats des actions engagées pour ramener Stellantis sur une trajectoire de croissance durable et rentable. Les produits lancés en 2025 ont été très bien accueillis, et nous sommes convaincus que les 10 nouveaux véhicules prévus en 2026 viendront renforcer cette dynamique. Notre priorité est claire : replacer nos clients au cœur de toutes nos décisions, et nous nous réjouissons de pouvoir détailler davantage cette orientation lors de notre Investor Day du 21 mai à Auburn Hills. »
Une performance géographique portée par des lancements stratégiques
L'analyse des résultats par région révèle des disparités mais confirme une tendance globale à la hausse. En Amérique du Nord, les ventes ont progressé de 6 %, portées notamment par une croissance de 20 % de la marque Ram aux États-Unis. Stellantis y a surperformé un marché globalement en baisse, portant sa part de marché à 7,9 %. L'arrivée en concessions de modèles comme le nouveau Jeep® Cherokee ou le Dodge Charger SIXPACK soutient activement cette dynamique.
En Europe élargie, les ventes sont en hausse de 5 % (8 % en incluant les volumes de Leapmotor). La part de marché dans la zone EU30 atteint 17,5 %. Cette croissance est soutenue par une offre diversifiée incluant des motorisations électriques, hybrides et thermiques. On note particulièrement le lancement de la Fiat Grande Panda sur la plateforme Smart Car et le renforcement du segment C-SUV avec les Citroën C5 Aircross et Jeep® Compass. Stellantis conserve par ailleurs son leadership sur le marché des véhicules utilitaires légers (VUL) avec 28,7 % de part de marché.
En Amérique du Sud, le groupe maintient son leadership régional (21,1 % de part de marché) malgré une légère baisse de pénétration. Il reste numéro un au Brésil et en Argentine. Au Moyen-Orient et en Afrique, les ventes sont stables dans un marché en retrait, portées par une excellente performance en Algérie et en Turquie. Enfin, en Asie-Pacifique, si les volumes globaux ont légèrement diminué, l'Inde se distingue par une augmentation spectaculaire des ventes de 71 %, portée par le renouvellement de la gamme Citroën.
Une solidité financière renforcée et des liquidités records
L'un des points forts de ce bilan trimestriel réside dans la gestion de la trésorerie. La liquidité industrielle disponible s’est établie à 44,1 milliards d’euros. Ce montant colossal représente 28 % du chiffre d’affaires net réalisé sur les douze derniers mois glissants. Ce niveau se situe parfaitement dans la fourchette cible de 25 à 30 % que la direction de l'entreprise s'est fixée comme objectif de sécurité et de flexibilité.
Cette robustesse financière a été consolidée en mars 2026 par l’émission de billets perpétuels hybrides pour un total de 5 milliards d’euros. Ces outils financiers permettent de renforcer le bilan tout en offrant une flexibilité accrue pour les investissements futurs. Avec une telle réserve, Stellantis dispose des moyens nécessaires pour poursuivre sa mutation industrielle, notamment dans l'amélioration de la qualité de fabrication et l'optimisation des processus de production, tout en couvrant ses besoins opérationnels courants.
Vers un avenir durable et rentable pour Stellantis
En conclusion, Stellantis semble avoir redressé la barre au cours de ce premier trimestre 2026. La hausse du chiffre d'affaires et le retour à un bénéfice net, bien que la marge opérationnelle reste encore modeste par rapport aux records passés, indiquent que les mesures de restructuration portent leurs fruits. Le groupe n'affiche plus les niveaux de marge exceptionnels, parfois jugés insoutenables sur le long terme, mais privilégie désormais une croissance plus stable.
L'entreprise a confirmé ses perspectives pour l'ensemble de l'année 2026, tablant sur une amélioration continue des revenus et du free cash flow industriel. Le rendez-vous du 21 mai prochain, lors de l'Investor Day, sera crucial. Il permettra de détailler le plan d'avenir et de préciser les ambitions stratégiques à moyen terme. Pour l'heure, les signaux sont au vert, et la dynamique commerciale portée par les 10 nouveaux modèles attendus cette année devrait consolider cette phase de reprise.







Voir un Groupe industriel redresser la barre, est une excellente nouvelle pour l'emploi et les économies où il intervient. En revanche, je trouve trop facile de tirer sur le pianiste, Carlos Tavarès, qui a réussi la création de Stellantis, ce qui relèvait d'un défi, dans la mesure où intégrer des marques de cultures différentes, dans le contexte dun sentiment d'insécurité pour les salariés , induit par ces grands chamboulements. Son seul défaut est de ne pas avoir raccroché plus tôt, ce qui est généralement le cas, après l'accomplissement de missions stratégiques. Jeter l'opprobre sur ses rémunérations, est facile car il n'a rien volé, et les actionnaires ont sans doute estimé qu'ils ne seraient pas perdants en les autorisant. Ce fau…
Il y a la conjoncture qui n’est pas mauvaise mais trés mauvaise et aussi les séquelles des decisions de l’ancien patron! Le rat a quitté le navire au bon moment apres s’être gavé au max il devait rendre des comptes aujourd’hui !
Bonnes nouvelles réconfortantes, mais qui ne cachent pas certaines informations alarmistes diffusées çà et là qui diviseraient Stellantis en deux groupes :
Les costauds : Peugeot, Fiat, Jeep et Ram (?) qui seraient privilégiés en finances et les autres qui auraient des miettes…
D'autres infos font état de relations quasi intimes avec les chinois…
Gare !