Stellantis : Facturations en hausse fin 2025 malgré une année de transition historique
- Jérémy

- 8 févr.
- 3 min de lecture

Le groupe Stellantis s'apprête à publier ses résultats financiers pour l'exercice 2025, une échéance particulièrement attendue par les analystes. L'année restera gravée comme une période de transition majeure, marquée par une charge exceptionnelle colossale de 22,2 milliards d'euros destinée à solder le plan stratégique Dare Forward 2030. Si ce montant impacte mécaniquement les bénéfices nets, la réalité opérationnelle de cette fin d'année laisse entrevoir des signaux encourageants. En effet, loin de s'essouffler, le groupe a enregistré une dynamique positive de ses facturations sur le dernier trimestre 2025, prouvant que les réorientations stratégiques commencent à porter leurs fruits sur le terrain.
Un quatrième trimestre 2025 porté par une croissance mondiale de 9 %
Les estimations consolidées publiées par Stellantis pour le trimestre clos le 31 décembre 2025 témoignent d'une accélération notable des activités. Le volume de "facturations" — qui correspond aux véhicules livrés aux réseaux de distribution et aux clients finaux — atteint 1,5 million d'unités à l'échelle mondiale. Cette performance représente une hausse de 9 % par rapport à la même période en 2024.
Cette croissance globale est principalement portée par une reprise spectaculaire en Amérique du Nord, mais elle bénéficie également d'une assise solide dans les régions dites du "Troisième Moteur" (Amérique du Sud, Moyen-Orient et Afrique). Cette réorientation des flux logistiques et une meilleure gestion des stocks ont permis de comptabiliser un chiffre d'affaires plus robuste en fin d'exercice, compensant partiellement les difficultés rencontrées sur le marché européen.
Analyse des performances régionales : L'Europe contrastée, l'Amérique en plein essor
Le détail des livraisons par zone géographique révèle des disparités importantes, soulignant les forces et les faiblesses actuelles du portefeuille de marques du groupe :
Amérique du Nord (+43 %) : C'est la locomotive du groupe. Avec 127 000 unités supplémentaires, la région affiche une santé insolente. La normalisation des stocks et le renouvellement des gammes Jeep, Ram et Dodge ont boosté les commandes de 150 %. Le nouveau Jeep Grand Cherokee et le Ram LD HEMI V8 représentent à eux seuls 30 % de cette croissance.
Europe élargie (-4 %) : La situation est plus complexe avec un recul de 26 000 unités. Si le marché global et les véhicules utilitaires souffrent, un motif de satisfaction majeur émerge : la plateforme Smart Car. Les modèles Citroën C3, C3 Aircross, Opel Frontera et Fiat Grande Panda ont vu leurs facturations bondir de 127 % (+ 61 000 unités). Ce succès n'a toutefois pas suffi à compenser la chute de Peugeot (-30 000 unités), pénalisé par le repli des Peugeot 208 et 308.
Amérique du Sud (+7 %) : Stellantis maintient son leadership, notamment grâce à la forte demande sur le marché brésilien.
Moyen-Orient & Afrique (+2 %) : La croissance est soutenue par la Turquie et la montée en puissance industrielle en Algérie et au Maroc.
Chine, Inde et Asie-Pacifique (+20 %) : Bien que les volumes soient plus modestes, la progression est significative, portée par une offensive produit ciblée.
Conclusion : 2025, une année de transition vers un nouvel élan
En résumé, si l'exercice 2025 peut être qualifié d'année noire d'un point de vue comptable en raison des charges liées à la fin du plan précédent, il s'agit avant tout d'une année de bascule. La transition est en marche et les premiers effets de la nouvelle stratégie de Stellantis se font déjà sentir. La hausse globale des facturations, particulièrement forte en Amérique du Nord où le groupe génère ses marges les plus importantes, est un signal de confiance envoyé aux investisseurs.
L'Europe reste le point de vigilance, principalement à cause du ralentissement de Peugeot, mais le succès des modèles dérivés de la plateforme Smart Car montre la voie à suivre. Avec un portefeuille de commandes bien rempli et une gamme renouvelée, Stellantis semble avoir posé les jalons nécessaires avant la présentation de son prochain plan stratégique.




Un bon début serait d’offrir des couleurs plus fun sur les C3 et C3 Aircross. Fiat et Opel en proposent. Pourquoi pas Citroën ?
Résultats symptomatiques. Les ventes explosent en Amérique du Nord (avec des V8 !), prospèrent ailleurs sauf en Europe, seul continent vivant sous le régime du futur tout électrique obligatoire !
À vouloir être vertueux et les meilleurs dans le "vert" on tue dans l'œuf nos capacités industrielles et devant tant d'incertitudes et de contraintes accélérées les clients passent leur tour et garde leur vieux véhicule plus polluant. Un nouveau, même thermique, serait plus efficace et vertueux.
Oui, il faut sauver la planète ou tout le moins la préserver, mais TOUS ENSEMBLE et de façon pragmatique. Améliorons nos moteurs thermiques, allégeons nos voitures (bientôt + de 2 tonnes), rendons l'électrique plus efficient et moins cher, (la motorisation à essence ne s'est…
on paye cher l'ère tavares, il en aura fait du mal au groupe et particulièrement Citroën
Oui, ces résultats sont encourageants, mais il faudra prendre le virage Electrique plus sérieusement. Il faudrait utiliser Leapmotor pour proposer des véhicules que les gens attendent, leur plateforme 3.5 serait une bonne option. Ils savent concevoir des VE! Il faudra aussi revoir la politique tarifaire des marques! Les véhicules Peugeot sont trop chers. Peugeot n’est pas une marque Premium et ne doit pas le devenir. Inévitablement il faudra réduire le nombre de marques, elles se marchent sur les pieds!
J’attends le nouveau plan avec impatience!
la dégringolade de Peugeot et sa perte d'image ne sont certainement pas sans lien avec l'histoire du puretech et la façon dont elle a été traitée pendant des années.