PSA : La plateforme CMP dévoilée

Respectivement dévoilés au Mondial de Paris 2018 puis au salon de Genève 2019, le DS3 Crossback et la nouvelle Peugeot 208 bénéficieront d'une plateforme inédite, baptisée CMP (Common Modular Platform), qu'Opel a récemment présentée.
Après avoir remplacé l’ancienne base PF2 par l’EMP2 en 2013 (sur le Citroën C4 Picasso II), le groupe PSA s’attaquera en 2019 à celui de la PF1 dédiée aux petits véhicules (Citroën C3, Opel Crossland X, Peugeot 208…). Ironie de l’histoire, la base CMP était initialement un co-développement entre PSA et General Motors. Mais les désaccords techniques avec les Américains ont eu raison de cette alliance. Le bec dans l’eau, le constructeur français s’est alors tourné vers son actionnaire chinois DongFeng qui a co-financé l’étude.

La boucle est finalement bouclée puisqu’en 2019, Opel commercialisera la nouvelle Corsa sur cette plateforme puis le Mokka X en 2020. C’est d’ailleurs chez Opel que nous avons pu la découvrir pour la première fois. Pour l’anecdote, la Corsa bénéficiera de la CMP ainsi que de la structure complète de la future Peugeot 208 en raison des délais très courts de développement.

Pour les véhicules urbains et compacts
Modulaire, cette plateforme le sera avec deux largeurs de voies, trois empattements et trois modules arrière. Elle est dédiée aux modèles du segment B (citadines et SUV urbains) ainsi qu’à ceux du segment C, notamment chez Citroën. En effet, la future Citroën C4 III qui sera fabriquée dans l’usine de Madrid utilisera cette base technique et non celle de la Peugeot 308. Par ailleurs, elle va permettre l’intégration des dernières aides à la conduite connues sur les véhicules des segments supérieurs. Multi-énergies

Outre l’amélioration des prestations dynamiques et du confort, la CMP peut recevoir aussi bien des blocs thermiques qu’un moteur électrique de 115 ch et sa batterie de 50 kWh (qui devrait être chinoise).En plus des moteurs à essence 1.2 PureTech de 68, 82, 100, 110 et 130 ch, elle inaugurera une déclinaison 1.2 PureTech de 155 ch en 2019. En diesel, le 1.5 BlueHDi officiera avec trois puissances : 75, 100 et 130 ch selon les modèles. Ces motorisations seront associées aux boîtes manuelles (5 et 6 rapports) et à la transmission automatique EAT6 fabriquée sous licence Aisin par PSA. A partir de 2022, la CMP se déclinera dans une version Mild hybrid 48V (hybridation légère) en essence qui se distinguera par une boîte à double embrayage e-DCT étudiée par Punch Powertrain.

Tergiversations sur la version sportive
Inscrite dès le lancement du programme CMP, la déclinaison sportive a connu un retournement de situation. Initialement, cette base technique ne devait recevoir en essence que des blocs à trois-cylindres, un moteur de 200 ch a été étudié à cet usage. En cours de route, le groupe PSA a décidé d’abandonner ce projet remettant par conséquent dans la course le 1.6 PureTech, largement rentabilisé. Seul hic, la CMP n’a pas été prévue pour accueillir ce moteur. La charge est revenue à Peugeot Sport de modifier le train avant pour implanter le 1.6 de 230 ch qui animera le DS3 Crossback Performance ou la nouvelle Peugeot 208 GTi, probablement en 2020.







Les gros moteurs sont en voie de disparition.... et les normes nouvelles de conso réelle vont probablement donner un claque sévère à ce marché...
Il est fort peu probable que des développement soit financés pour du 2L alors que vient d'être lancé un nouveau programme 1,6L...
Je pense que l'extension de l'hybridation et son efficience est plus prometteur actuellement ...
Très méchante tendinite au coude qui m'empêchait d'écrire sur un clavier, difficile dans ces cas de poster des articles ;-) les cachets font leurs effets, ca va mieux.
Complètement d'accord avec toi sur le dérivé break de C4, ce n'est pas forcément une nécessité car les breaks se vendent beaucoup sur des segments supérieurs. OK aussi sur un dérivé break basé sur la future grande berline, c'est complètement logique et nécessaire sur ce marché.
Salut Jérémy, j'espère que tu es en forme! :)
Pour ce qui est de la C4 break je n'y croyais pas spécialement de toute manière puisque cela fait 14 années depuis la Xsara qu'il n'y a plus eu de break dans le segment C chez Citroën. En revanche, pour la future C5 ou C6, cela est plus plausible car le break est une silhouette qui représente une part importante des ventes sur ce segment. À moins que Citroën ait cherché a économiser au maximum mais je ne pense pas.
Peugeot propose bien un programme 508 composée d'une silhouette plus classique et longue pour la Chine, tandis que l'Europe dispose d'un modèle plus coupé avec un dérivé break. Alors pas de…
Salut Citrofan,
Oui la C4 III aura sans problèmes les dimensions requises dans la catégorie des berlines du segment C à savoir une longueur d'environ 4,40 mètres. Pour preuve, l'ancienne plateforme FP1 pouvait déjà sans soucis atteindre cette longueur puisque les Peugeot 301 et Citroën C-Élysée (basée sur FP1) font déjà 4,44 mètres.
L'avantage de la nouvelle plateforme CMP est qu'elle offrira une personnalisation beaucoup plus poussée que la FP1 non seulement en termes de prestations, mais également en termes de longueur, de largeur, et d'empattement. Cela fait toute la différence, notamment en terme de style car la "modularité" de cette plateforme donne plus de liberté aux designers. Mais également en prestations comme l'habitabilité et le volume de coffre par…
J'ai appris que les véhicules basés sur CMP pouvaient mesurer jusqu'à 4.40m donc la future C4 peut raisonnablement atteindre les 4.30m voire 4.35m mais déclinaison break et sedan impossible...faut revoir nos plans 😀