Marché automobile belge 2025 : La Citroën C3 sur le podium et leader à Bruxelles
- Jérémy

- il y a 2 heures
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Le bilan définitif du marché automobile belge pour l’exercice 2025 vient d’être publié. Dans un contexte de mutation profonde, le marché belge a enregistré 414 771 nouvelles immatriculations, marquant un recul de 7,5% par rapport à l'année précédente. Pourtant, derrière ces chiffres bruts se cache une analyse riche en enseignements pour les passionnés de la marque aux chevrons. La Citroën C3 s’y distingue particulièrement, non seulement par ses volumes de ventes, mais aussi par sa capacité à naviguer dans un écosystème national aux caractéristiques assez atypiques en Europe. En terminant l'année dans le haut du classement, la citadine française confirme son statut de pilier du segment, tout en mettant en lumière les spécificités d'un marché belge toujours plus contrasté.
La Citroën C3 sur le podium : Une performance remarquable à Bruxelles
L'année 2025 confirme la solidité de la Citroën C3 sur le territoire belge. Avec un volume total de 8 729 unités immatriculées, elle décroche une superbe 3ème place au classement général toutes motorisations confondues, juste derrière la BMW X1 et la Dacia Sandero. Sur le segment spécifique des motorisations essence, la C3 renforce sa position en se classant 2ème du marché avec 7 388 unités, talonnant de près la Sandero.
C’est toutefois dans la région de Bruxelles-Capitale que la Citroën C3 réalise son exploit le plus notable en s'adjugeant la 1ère place du classement avec 1 533 immatriculations, devançant des modèles très populaires comme la Peugeot 208 ou la Toyota Yaris. Cette domination urbaine souligne l'adéquation parfaite du modèle avec les besoins de mobilité de la capitale.
L'analyse de la clientèle révèle une autre force majeure pour Citroën : la polyvalence de son mix de ventes. Si la C3 occupe la 4ème place auprès des clients particuliers avec 4 996 unités (soit environ 57,2% de ses ventes), elle affiche un profil bien plus équilibré que sa concurrente directe, la Dacia Sandero. Cette dernière est extrêmement dépendante du marché privé, où elle réalise près de 88% de ses volumes. À l'inverse, la Citroën C3 parvient à séduire les professionnels, une performance cruciale dans un pays où le marché B2B reste le moteur principal de l'activité automobile. Cette capacité à convaincre aussi bien les familles que les gestionnaires de flottes est une excellente nouvelle, tant le marché belge présente un profil atypique par rapport à ses voisins européens.
Entre électrique et essence : Le paradoxe d'un marché belge atypique
Le marché belge se distingue par une dualité frappante entre les différents types de propriétaires. En 2025, les professionnels ont représenté 58,3% des immatriculations, contre 41,7% pour les particuliers. Cette prédominance du secteur B2B dicte la transition énergétique du pays : sous l'impulsion de contraintes législatives et fiscales, 53,1% des voitures neuves acquises par des sociétés sont 100% électriques (BEV). Au total, la motorisation électrique a atteint 34,7% de part de marché globale en 2025, en progression constante.
À l’opposé, les particuliers affichent un comportement radicalement différent. Ils optent très majoritairement pour l’essence (62,4%) et se montrent encore prudents face à l'électrique pur, qui ne représente que 8,9% de leurs achats. Un point particulièrement singulier réside dans le niveau des motorisations hybrides non rechargeables (HEV). Alors qu'elles dominent des marchés comme la France ou l'Italie avec des parts dépassant souvent les 35%, elles ne représentent que 11,5% des immatriculations en Belgique.
Ce paradoxe belge — un marché hautement électrifié chez les pros mais très conservateur chez les particuliers — fait de la stratégie multi-énergies de Citroën un atout maître. Avec ses versions essence, hybride et désormais électrique, la Citroën C3 répond avec précision à cette demande fragmentée. Contrairement à certains modèles trop typés « flottes » ou « low-cost essence », la C3 comble le fossé entre les besoins d'autonomie des particuliers et les impératifs de décarbonation des entreprises.
Vers une reconquête de la pole position
La Citroën C3 a, durant de nombreuses années, dominé les ventes en Belgique. S'il est tout à fait naturel de la retrouver aujourd'hui sur le podium, la perte de sa première place historique peut sembler inhabituelle. Il convient toutefois de noter que les défis de production rencontrés par la marque n'ont probablement pas permis de satisfaire l'intégralité de la demande en temps réel.
Néanmoins, la situation actuelle de la C3 est saine : elle ne dépend pas d'une seule catégorie de population et bénéficie d'une image forte tant à Bruxelles que dans les autres régions. Grâce à un choix de motorisations étendu et adapté aux spécificités fiscales belges, la citadine aux chevrons dispose de tous les arguments pour reconquérir son trône. Une fois que le rythme de production sera totalement aligné sur la demande croissante, il est fort probable que la C3 retrouve sa position de numéro 1, confirmant que sa polyvalence est sa meilleure arme sur un marché belge en pleine mutation.





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