Essai du Citroën C4 Cactus 110 EAT 6 : Combinaison gagnante ?

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Essai du Citroën C4 Cactus 110 EAT 6 : Combinaison gagnante ?



Avec ses sièges matelassés et ses amortisseurs brevetés, la C4 Cactus 2018 promet le meilleur confort des berlines compactes, son nouveau segment. La nouvelle C4 Cactus devrait donc exceller dans sa version à essence de 110 ch et à boîte automatique EAT6, attendue comme la plus douce. Verdict ?

Quand tous les constructeurs cherchent à convertir leurs berlines traditionnelles en SUV, Citroën fait le chemin inverse : née crossover en 2014, la C4 Cactus perd ses accessoires d’aventurière pour rejoindre le segment des compactes.

Une manière d’adoucir ses lignes controversées (en 2017 en France, la C4 Cactus s’est vendue quatre fois moins que son cousin Peugeot 2008), et assurer l’intérim entre la C4 classique et sa remplaçante… pas programmée avant 2021.

Le confort comme obsession

Voilà qui devrait intéresser une clientèle plus traditionnelle, aussi séduite par le nouvel argument d’une C4 Cactus promise « ultra-confortable » : sièges Advanced Comfort d’un côté (une couche de mousse à haute densité vise à mieux maintenir les occupants), amortisseurs à butées hydrauliques progressives de l’autre (un deuxième amortisseur interne freine les mouvements en fin de course et tolère davantage de « mou » autour du point milieu).

Dès lors, même si la C4 Cactus restylée accueille désormais le vigoureux PureTech 130 (lire notre essai C4 Cactus PureTech 130), elle devrait davantage s’entendre avec le PureTech 110 à boîte automatique EAT6. Toujours fournie par Aisin, cette transmission à six rapports réclame 1 600 € de surcoût par rapport à la boîte manuelle à cinq rapports.

Concurrence et prix C4 Cactus essence BVA

Dans cette configuration (moteur essence + boîte automatique), la C4 Cactus est la plus chère de la gamme : 21 700 € en finition Feel et 24 000 € en niveau Shine, soit respectivement 1 300 € et 1 850 € de plus que l’ancienne version. Ce PureTech 110 est pourtant l’unique moyen d’accéder à l’automatisme depuis l’arrêt du PureTech 82 ETG5, et avant l’arrivée du BlueHDi 120 EAT6 promis à l’automne 2018.

Le prix de la C4 Cactus PureTech 110 EAT6 restylée reste toutefois à relativiser : une VW Golf TSI 110 DSG7 pointe à 26 900 € minimum, alors que les Peugeot 308 et Renault Mégane réclament 1 000 € supplémentaires (elles imposent 130 ch et finition haute avec la boîte automatique). La dotation de la Citroën s’est enfin enrichie sur chacune des finitions, justifiant l’inflation tarifaire .


Au volant de la C4 Cactus PureTech 110 EAT6

Notre essai démarre en ville, où la C4 Cactus semble évoluer sur un tapis volant. Certes bruyants sur les grosses déformations, les amortisseurs gomment tout sur leur passage et assurent un moelleux rare à faible allure.

Direction douce, diamètre de braquage et gabarit réduits, efficaces protections de carrosserie, moteur PureTech 110 souple à bas régimes : la C4 Cactus apparait vite comme une citadine idéale… mais n’ajoute pas la boîte automatique à la liste de ses qualités « urbaines ».

Son défaut ? Altérer légèrement la douceur de marche dans une circulation en accordéon : le bloc à trois cylindres vibre quand il « rampe » sur le ralenti en position Drive, alors que le système Stop & Start empêche les freinages dégressifs en coupant le moteur un peu tôt.

Dommage car à ce détail près, la boîte EAT6 ne se fait guère remarquer : passages de rapports fluides en mode normal, puis plus prompts dans un mode Sport conseillé lors d’une conduite énergique ou en montagne (meilleure réactivité en sortie d’épingle, davantage de frein moteur en descente).

Cette bonne gestion -et le couple généreux du PureTech 110- évite même d’avoir à recourir au mode manuel, uniquement disponible au levier en l’absence de palettes derrière le volant.

Pas un drame : malgré sa tenue de route très saine et ses belles performances (110 ch pour moins de 1 100 kg à vide !), la C4 Cactus préfère la balade paisible aux rythmes endiablés. Suspension « ondulante » à allure supérieure, roulis important et direction lourde en fort appui le rappellent rapidement…

L’ultime progrès de la C4 Cactus se repère d’ailleurs sur route rectiligne, et notamment sur autoroute où l’insonorisation est devenue efficace. Merci aux nouveaux joints, aux vitrages épaissis et au plancher et tablier avant mieux calfeutrés, qui réduisent les bruits d’air et de roulement sur longs trajets. Voilà une C4 Cactus plus mature !


Bilan

Compacte, maniable, peu vulnérable aux petits contacts urbains et impressionnante de moelleux sur les dos d’ânes, la C4 Cactus pourrait devenir la citadine idéale… si sa boîte automatique faisait moins vibrer son moteur à très faible allure.

Un détail qui altère peu l’agrément général, servi par les qualités intrinsèques de la Cactus et ses progrès nombreux : présentation intérieure originale, moteur volontaire, dotation de série en hausse, insonorisation renforcée… Moins SUV, mais plus polyvalente, cette C4 Cactus restylée ! On aime Le confort et la maniabilité en ville Le PureTech 110 performant et la gestion de BVA correcte sur route L’insonorisation plus efficace sur autoroute

On regrette Le manque de douceur moteur/boîte dans les embouteillages La hausse injustifiée du prix de la boîte EAT6 (1 600 € au lieu de 1 400 € auparavant) La modularité quelconque et les vitres arrière à compas

Source : http://www.largus.fr/actualite-automobile/essai-citroen-c4-cactus-restylee-notre-avis-sur-le-puretech-110-eat6-9002398.html#ixzz5776y73wx