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Essai Citroën Berlingo Diesel 130 : une version XL qui fait le maximum

  • Photo du rédacteur: Jérémy
    Jérémy
  • il y a 10 heures
  • 7 min de lecture
Citroën Berlingo (2026) XL HDi 130

La carrière de cette troisième génération de Berlingo n’est pas facile, sacrifiée sur l’autel des normes CAFE.  Après n’avoir proposé que des versions électriques, certes efficientes mais à la polyvalence limitée, le diesel fait son retour sur le gamme du ludospace aux chevrons.  L’occasion de prendre le volant de la version XL, jamais essayée, et de voir comment se comporte ce grand Berlingo avec une motorisation diesel 130 chevaux et boîte manuelle.  Verdict dans cet essai détaillé. 

Un style bien connu et uniforme

Une proposition alternative aux SUV

Restylé en fin d’année 2024, le Citroën Berlingo bénéficie d’une nouvelle face avant reprenant le design et les codes esthétiques introduits en série depuis la nouvelle C3 chez Citroën.  On se retrouve donc avec le nouveau logo ovale de la marque, au centre d’un bandeau noir strié des chevrons qui relie les deux projecteurs.  Full LED, les projecteurs reprennent le design de ceux des C3 et C3 Aircross avec les trois points de la signature lumineuse, deux barres horizontales encadrant une barre verticale. Le tout confère au Berlingo un style plus moderne à la personnalité affirmée qui le fait, plus que jamais, parfaitement s’intégrer dans la gamme VP de Citroën et en fait une proposition alternative aux SUV. 

Une longueur accrue qui ne change pas le style

Je n’avais jamais pris le volant de cette version XL, 35 cm plus grande que la version M.  C’est donc l’occasion de constater que la différence de longueur entre les deux versions n’impacte pas le style du Berlingo, qui reste plaisant.  Il faut dire que l’accroissement de la longueur se fait pour partie sur l’empattement qui atteint ainsi près de 3 mètres et pour partie sur le porte à faux arrière, ce qui permet d’équilibrer le style du Berlingo et d’éviter l’effet sac à dos des versions rallongées. 


Un impact majeur sur le volume de coffre

Le Berlingo est déjà connu pour être un véhicule spacieux avec un volume de coffre généreux. En effet, en version courte M, le Berlingo dispose déjà d’un coffre d’une contenance de 775 litres, de quoi engloutir les bagages de la famille sans aucune difficulté.  Mais, dans cette version XL aujourd’hui à l’essai, le Berlingo va encore plus loin en franchissant la barre des 1 000 litres de volume de coffre ici dans cette configuration 5 places.  Un volume conséquent donc et hyper exploitable grâce à formes bien carrées qui permettent d’exploiter le moindre centimètre cube du coffre. De surcroît, le vaste hayon dégage une ouverture large permettant le chargement facile du coffre et propose un seuil de coffre bas qui facilite encore davantage les choses.  Notons que si le hayon est long et prend trop de places en ville, il sera possible d’ouvrir la lunette pour charger ou décharger le coffre.  Le Berlingo se montre ainsi fidèle à sa réputation de voiture couteau suisse qui facilite la vie des familles avec une polyvalence, non pas rare, mais unique. 

De plus, avec ses sièges arrière rabattables, le Berlingo offre une longueur de chargement supérieur à 2m, de quoi le transformer en déménageur. 


Le Berlingo reste le Berlingo

Pour le reste, le Berlingo conserve, dans cette version XL, tous les arguments de la version M avec une habitabilité généreuse à l’arrière.  Avec trois sièges individuels, le Berlingo est le seul de la gamme Citroën à proposer une telle offre qui permet, à chacun des passagers, d’être à l’aise d’autant que l’espace aux genoux est absolument royal.  Moi qui mesure 1m75, je peux quasiment allonger mes jambes à l’arrière, ce qui garantit un voyage, pour les enfants comme les adultes, dans les meilleures conditions.  De plus, en bonne familiale, le Berlingo est aussi le descendant des monospaces puisqu’il offre des tablettes au dos des sièges avant qui permettront aux enfants de pouvoir s’amuser en toute facilité dans les longs trajets notamment. 


En conclusion, dans cette version XL, le Berlingo conserve toute sa praticité, son habitabilité, sa modularité qui en font une référence sur son segment, et sur le marché.  De ludospace, le Berlingo peut être considéré comme le descendant des monospaces ou, en tous cas, comme une vraie voiture familiale qui peut en remontrer à nombre de SUV prétendument familiaux. Cette version XL, portant sa longueur à 4m75, parvient à garder un style uniforme tout en proposant un coffre absolument gigantesque, fonctionnel et pratique, capable de répondre à tous les besoins d’une famille.  Personne n’aura à faire des compromis sur quoi prendre en vacances, tout passe ! 

Sur la route : une polyvalence retrouvée

Le Berlingo ajoute, aux versions électriques, deux motorisations diesel de 100 chevaux sur la version M et 130 chevaux sur la version XL, toutes deux proposées uniquement en boîte manuelle à 6 rapports.  La boîte EAT8 n’a pas été choisie en France mais elle est disponible dans d’autres pays, des choix curieux qui relèvent, là aussi, d’un calcul complexe sur les normes CAFE. Alors, 130 chevaux dans cette version XL, est-ce suffisant ? 


Un moteur suffisant

Avec une longueur de 4m75 et un poids d’environ 1 500 kilos, on pourrait penser que le moteur diesel soit un peu juste, surtout quand le Berlingo est chargé au maximum.  Alors, ce n’est clairement pas un véhicule sportif et la puissance sera suffisante, même si une fois chargée il faudra tirer dans les rapports.  Avec sa boîte 6 rapports, parfaitement positionnée avec une belle préhension et au guidage qui aurait mérité plus de fermeté, le Berlingo offre des premiers rapports courts qui lui permettent de s’insérer, en ville ou sur nationale/départementale, assez facilement.  On ne ressent ainsi pas le poids et les reprises sont suffisantes pour atteindre les vitesses réglementaires sans difficulté.  Par contre, sur autoroute, cela se gâte un peu puisqu’il va falloir tirer sur les rapports pour s’insérer dans le trafic puis, à partir de 100 km/h, on pourra commencer à engager la sixième vitesse qui est clairement destinée aux voyages autoroutiers.  Mais, une fois la vitesse atteinte, le Berlingo maintient l’allure sans peine à condition que la route ne soit pas trop vallonnée. Dans ce cas, il faudra rétrograder un ou plusieurs rapports.  Une fois chargé, les choses sont un peu plus délicates et nécessitent de bien tirer sur les rapports pour les engager au moment opportun pour ne pas perdre la vitesse engagée. 

Une consommation maîtrisée

Certes, il faut parfois tirer sur les rapports, notamment sur l’autoroute, pour atteindre les vitesses maximales, et c’est encore plus le cas lorsque le Berlingo XL est chargé.  Mais, cela n’a pas d’impact sur la consommation qui, tout au long de cet essai de plus de 800 km, s’est élevée à 6 litres aux 100 alors que 560 km ont été fait sur autoroute.  On peut donc dire que le Berlingo se montre étonnant en consommation avec une efficience réellement optimale qui permet de réduire la consommation, alors même que son physique est loin d’être le plus aérodynamique. Avec un réservoir de 53 litres, le Berlingo dispose ainsi d’une autonomie réelle de plus de 800 kilomètres dans ces conditions, le ludospace aux chevrons retrouve toute la polyvalence qu’offre son concept et ses possibilités.  Pouvoir tout mettre dans le coffre, prendre la route pendant des centaines de kilomètres, sans se soucier de l’autonomie, c’est un vrai avantage pour ce Berlingo qui s’est montré étonnant malgré son poids et sa longueur. 

Un confort au sommet

En vraie voiture familiale, le Citroën Berlingo, en bonne Citroën, privilégie le confort et le fait avec manière ! Les sièges Advanced Comfort sont moelleux à souhait tout en maintenant bien le corps lors des longs trajets et leur travail avec les suspensions est absolument génial.  Ici, c’est simple : tout n’est que douceur.  Les commandes sont douces à utiliser et très intuitives, la direction est souple et le confort exceptionnel.  Toutes les aspérités sont gommées avec une efficacité déconcertante, les rues pavées se lissent sous les roues, c’est comme si le Berlingo aplanissait la route en gommant les trous, bosses ou saignées.  C’est bluffant d’efficacité mais cela à un revers.  Avec une hauteur importante, le Berlingo tangue et offre pas mal de roulis qui peuvent s’avérer un peu pénibles lors des routes montagneuses ou dans des virages serrés mais la tenue de route est imperturbable.  Le Berlingo est comme sur des rails et se montre parfait provoquant une grande sérénité au volant qui rend les voyages plaisants. 

Une maniabilité optimale

Long, haut, imposant, le Berlingo pourrait, parfois, faire penser à un éléphant dans un magasin de porcelaine.  C’est sans compter sur les facilités naturelles du Berlingo ! Offrant une visibilité énorme grâce à sa grande surface vitrée, le Berlingo permet de bien voir la route et d’appréhender le trafic. Sa direction souple et son bon rayon de braquage lui permettent de se garer partout en toute facilité, d’autant qu’il est équipé d’une caméra de recul HD sur cette finition Max qui rend compte parfaitement de ce qui se passe derrière avec un rendu net et très clair qui se montre très utile. C’est simple, on ne ressent jamais la taille et les dimensions du Berlingo, c’est comme si on conduisait une C3, tout est simple, naturel, facile. 

Conclusion : Le roi des familles

Pour qui en a assez des SUV, le Berlingo est une vraie alternative.  Ce sera toujours un véhicule haut et imposant mais, ici, le volume extérieur se ressent clairement à l’intérieur avec une habitabilité exceptionnelle pour tous les passagers et un coffre absolument sans concurrence.  Cette version XL offre une polyvalence rare sur le marché, voire unique, pour qui veut avoir un véhicule lui permettant de répondre à toutes ses envies.  Une course en VTT ? Une descente en canoë ? Aller à la rivière avec les bouées gonflées ? Le Berlingo rend toutes les idées possibles, et c’est cela qui fait sa force.  Au-delà, il se montre pratique, confortable, modulable, habitable, efficient tout en proposant un style qui le rapproche, plus que jamais, de la gamme VP de Citroën.  Certes, il faudra faire avec un moteur juste suffisant  notamment en montagne ou quand le véhicule est chargé, il faudra s’habituer aux bruits du moteur diesel notamment dans les premiers rapports ou aux bruits aérodynamiques, mais à 32 400€ dans cette finition haut de gamme Max, ne cherchez pas, le Berlingo n’a pas de concurrence. 


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À propos de l’auteur
✍️ Je m’appelle Jérémy K., fondateur du site Passionnément Citroën.
Passionné d’automobile depuis toujours et de Citroën en particulier, je partage chaque jour l’actualité de la marque à travers des articles, essais, analyses et dossiers.
J’ai également créé le magazine Être Citroëniste et la chaîne YouTube Passionnément Citroën, pour faire vivre et transmettre cette passion sous toutes ses formes.
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