Essai - Citroën C5 Aircross Puretech 180

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Essai - Citroën C5 Aircross Puretech 180



En attendant l'arrivée du petit 1.2 PureTech 130 ch, le nouveau C5 Aircross se limite en essence au 1.6 PureTech 180 relié d'office à la boîte automatique EAT8. Un attelage qui soigne la douceur de conduite, et sied parfaitement au confort moelleux de ce spacieux SUV.

Sur une route accidentée près de Marrakech, le nouveau C5 Aircross file à 80 km/h. Nid-de-poule en vue, je ne relève pas le pied de la pédale de droite mais « m’élève » sur les accoudoirs pour amortir le choc à venir dans les vertèbres. Inutile : dans un « clac » sonore certes important, le SUV Citroën absorbe le trou sans la moindre secousse, comme il avait effacé la succession de ralentisseurs quelques kilomètres plus tôt.

Merci aux suspensions à double butées hydrauliques, inaugurées sur certaines C4 Cactus début 2018 et présentes de série sur tous les nouveaux C5 Aircross. Une technologie bien pensée, et moins coûteuse que la suspension pilotée couplée à une caméra « liseuse » de bosses employée sur le cousin DS7 Crossback. Il faut dire que le C5 Aircross évolue dans des sphères inférieures, en matière de tarifs.


Prix Citroën C5 Aircross 2018

Si le C5 Aircross démarre dès 24 700 € avec le 1.2 PureTech 130 à essence, ce trois cylindres ne sera pas disponible dès le lancement du modèle en décembre 2018. Les amateurs impatients de SUV à essence devront donc sauter directement au 1.6 PureTech 180 EAT8… hélas non associable aux finitions Start et Live. Le prix passe alors à 33 150 € en niveau Feel, puis 36 250 € en niveau Shine.

En contrepartie, la dotation demeure archi-complète : navigation GPS à écran tactile de 8 pouces, connexions Android Auto/Apple CarPlay, caméra de recul, recharge par induction, compteurs à affichage numérique et clef mains libres viennent dès la finition Feel, alors que la Shine ajoute le régulateur de vitesse adaptatif, le hayon mains libres, le feux 100 % LED et la sellerie cuir/tissu avec sièges avant chauffants et conducteur électrique. Une générosité qui permet au C5 Aicross PureTech 180 de s’afficher, à moteur et équipements comparables, environ 2 500 € moins cher que le Peugeot 3008 (voir plus bas chapitre concurrence).

Au volant du C5 Aircross PureTech 180

Evoqué en introduction, l’impressionnant moelleux du C5 Aircross aurait pu se montrer caricatural. Il n’en est rien. Très souple sur les petites irrégularités, la suspension retient correctement les mouvements de caisse sur les successions de bosses, et épargne les passagers du mal de mer parfois ressenti sur les banquettes des BX, CX ou GS, à la « grande époque » des suspensions hydropneumatiques chez Citroën.

L’avantage, en C5 Aircross, est que chaque élément s’accorde parfaitement à ce confort : la direction apparaît ultra-légère. Le moteur est inaudible. Les sièges à sellerie matelassée épousent bien les fessiers, même si le garnissage en cuir optionnel affermit davantage l’assise que le tissu. Quant aux bruits d’air et de roulement, ils restent bien contenus, notamment sur notre C5 Aircross Shine doté du double vitrage à l’avant.

La boîte automatique à huit rapports affiche la même douceur, à deux exceptions près : léger à-coup parfois ressenti lors des relances à basse vitesse, gestion des arrêts/redémarrages toujours perfectibles quand le système Stop&Start est enclenché. L’effet reste tout de même moins marqué qu’avec le 2.0 BlueHDi 180, aussi victime d’un niveau vibratoire supérieur en ville.

“Le C5 Aircross PureTech peut hausser le rythme mais, bercé par son tapis volant, le conducteur n'en ressent pas l'envie...“

Sur cet aimable tapis volant, le conducteur n’a aucune envie de hausser le rythme. La tenue de route efficace et rassurante le lui permet, les relances consistantes aussi, mais, vraiment, entre sa direction peu directe, son roulis important et son joli silence de marche, le C5 Aircross n’invite pas aux sessions de conduite musclées.

Cette allure paisible permettra d'ailleurs de limiter la consommation du PureTech 180, moins sobre que sous le capot d'une Peugeot 508 : s'il est possible de descendre à 7,5 l aux 100 km à vitesse stabilisée sur route ou voies rapides, le C5 Aircross essence grimpe à 9 l sur autoroute, voire un peu plus en ville (mais le système Stop&Start était alors inopérant).

Clôturons ce chapitre en évoquant les belles aptitudes du SUV Citroën sur chemins creux, qui lui siéent finalement malgré l’absence de transmission intégrale : garde au sol de 23 cm, système Grip Control à 300 € mêlant antipatinage à quatre modes et pneus Michelin Cross Climate (plus efficaces que les M+S d’un Peugeot 3008 sur chaussée humide). Et toujours cette fameuse suspension qui efface les chemins accidentés comme personne…



Concurrence Citroën C5 Aircross essence

Avec son bel espace à bord et ses sièges arrière montés sur rails, le Citroën C5 Aircross fait immédiatement penser au Volkswagen Tiguan, autre ami des familles. Mais en version à essence de cette puissance, le SUV allemand ne coûte pas vraiment le même prix : 33 650 € minimum pour le C5 Aircross PureTech 180 EAT8, contre… 43 400 € pour le Tiguan 2.0 TSI 190 DSG forcément associé à une transmission intégrale.

Même constat chez les cousins VW, dont la transmission 4x4 fait aussi grimper les malus : 3 853 € pour le Seat Ateca 2.0 TSI 190 4Drive facturé 35 860 € minimum, et sûrement une écotaxe similaire - en attendant son homologation - pour le Skoda Karoq 2.0 TSI 190 DSG 4x4 (37 490 €).

Pour le public familial, on pense également au spacieux Hyundai Tucson(38 400 € + 3 853 € de malus en 1.6 T-GDi 177 DCT pourtant 4x2), mais aussi au Renault Kadjar bientôt restylé (dès 34 000 € en TCe 160 EDC 4x2). Moins habitable, le Nissan Qashqai conserve des tarifs agressifs mais se limite à la boîte mécanique avec le récent DIG-T 160 (dès 28 700 €).

Fermons ce chapitre en évoquant les deux cousins du Citroën C5 Aircross, récemment équipés du même moteur à essence de 180 ch : l’Opel Grandland X, facturé 38 150 € minimum en finition haute Ultimate et bien sûr, le Peugeot 3008, vendu dès 35 650 € en Allure. A seulement 410 € de malus maximum, les SUV à essence PSA disposent assurément d’un argument de poids, par rapport à leurs rivaux s’abreuvant au sans-plomb…



Bilan de l’essai C5 Aircross PureTech 180

En matière d’espace à bord, de modularité et de confort, le C5 Aircross BlueHDi 180 nous avait déjà convaincus. Facturée 2 900 € de moins, sa déclinaison à essence devient encore plus recommandable grâce à des performances proches sur la route, et une douceur de fonctionnement supérieure qui s‘accorde bien au tempérament paisible du nouveau SUV Citroën. La consommation grimpe logiquement quand il est sollicité (autoroute en charge, conduite dynamique), mais le C5 Aircross à essence se montre plus sobre que ses rivaux en matière d’émissions de CO² : seulement 253 € de malus, quand certains frisent les 4 000 €. Chapeau.


Source : https://www.largus.fr/actualite-automobile/essai-citroen-c5-aircross-essence-le-test-du-16-puretech-180-eat8-9483390.html

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