Comparatif polyvalente : La Citroën C3 affronte la nouvelle Peugeot 208

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Comparatif polyvalente : La Citroën C3 affronte la nouvelle Peugeot 208


La Citroën C3 a trouvé la recette du succès : confort moelleux, personnalisation et prix serrés. La nouvelle Peugeot 208 entend la concurrencer avec des arguments plus forts côté conduite et technologie. Laquelle de ces deux citadines est faite pour vous ?

A regarder ces deux citadines du groupe PSA, rien ne les rapproche. La nouvelle Peugeot 208 avance des lignes tendues alors que la C3 joue une carte plus joviale et souvent colorée (ce qui n’est pas le cas de notre modèle d’essai habillé d’une triste peinture Noir Perla…). La formule réussit à la Citroën qui connait le succès depuis son lancement en 2016, même si elle reste à bonne distance des ventes de la 208 qui joue la tête du marché avec la Renault Clio.


Différentes à l’extérieur, nos deux rivales du jour jouent également une partition opposée à l’intérieur : planche de bord futuriste pour la 208 2 et ambiance salon de thé aux places avant de la C3, en référence à ses sièges larges et moelleux. Les dessous de ces deux citadines françaises ne sont pas les mêmes non plus. La nouvelle 208 inaugure la plateforme modulaire CMP qui permet notamment de proposer une déclinaison électrique. Agée de trois ans, la Citroën C3 repose sur le châssis PF1 qu’utilisait l’ancienne 208.

Prix et moteurs 208 vs C3

En revanche, les françaises partagent en partie leur palette de motorisations, et c’est le cas pour le quatre cylindres 1.5 BlueHDi de 100 ch que nous avons retenu pour ce match. Certes, les particuliers tournent les talons devant les citadines diesels car elles sont moins rentables qu’autrefois, mais les gros rouleurs et la clientèle professionnels gardent un œil sur ces versions à la frugalité inégalée : durant ce comparatif, les deux citadines se sont contentées de moins de 5 l/100 km sur le parcours routier. Aussi modernes soient-ils, les équivalents à essence ne peuvent prétendre à une consommation si basse.


Pour ce match nouvelle 208 vs C3, voici donc la 208 BlueHDi 100 Allure au tarif de 21 700 €. Pas donnée la Peugeot, face aux 20 950 € de la Citroën C3 BlueHDi 100 Shine, d’autant que la C3 intègre dans son équipement de série le GPS, facturé 800 € sur la lionne. La 208 se rattrape avec des équipements modernes que la C3 ne peut pas proposer (combiné d’instrumentation numérique, aide active au maintien dans la voie et frein de parking électrique) et elle est chaussée de jantes en alliage de 16 pouces qui sont en option à 300 € sur la Citroën C3.

La Citroën remporte le chapitre budget, surtout que les concessionnaires aux chevrons sont enclins aux (belles) remises à quelques mois de l’apparition de la C3 restylée. Dans la maison Peugeot où la 208 vient tout juste d’arriver dans les showrooms, les remises commerciales sont pour le moment limitées au geste de politesse.



Sur la route :

La nouvelle Peugeot 208 a fait des choix. Elle a perdu en vivacité ce qu’elle a gagné en confort d’usage. Si sa direction est moins vive que sur le premier modèle, l’amortissement plus souple ne nuit pas à son efficacité. Elle reste d’ailleurs plus dynamique que la C3 grâce à un meilleur maintien de caisse et une plus grande fidélité à la trajectoire demandée que la Citroën. Le petit volant exerce toujours son pouvoir de séduction : il donne un plus grand sentiment d’agilité au conducteur, mais ce dernier sera parfois déçu de constater que le haut du volant masque partiellement le combiné numérique.


En ville, la 208 diesel n’est pas dans son élément. Le Stop&Start est lent, le montant gauche du pare-brise cache un peu la vue des piétons qui déboulent et le diesel bourdonne dans l’habitacle. Hors de la cité, la 208 BlueHDi reprend des couleurs. Le bruit du diesel se limite à un ronron acceptable et la lionne soigne ses occupants (insonorisation et bon maintien des sièges) pour les longs parcours. Avec un couple de 250 Nm disponible rapidement, la 208 diesel profite de reprises vigoureuses sur les rapports intermédiaires.

En revanche, les 5e et 6e rapports « tirent » extrêmement longs, ce qui oblige à rétrograder plus souvent qu’il ne le fallait autrefois. Il faut vraiment avoir besoin d’un diesel pour faire ce choix car le moteur essence de la 208 PureTech 100 est bien plus pétillant en performances, discret pour les oreilles et doux pour le portefeuille (1 300 € moins cher).


Passer de la 208 à la C3, c’est comme changer de pièce dans une maison : on passe de la salle de jeu au salon. Les écrans numériques, le petit volant et les sièges qui enserrent le corps laissent place à de larges fauteuils, à une sellerie moelleuse et à un mobilier plus traditionnel. Ici, on lit très bien les compteurs, mais les aiguilles ne s’affolent pas. Comme la 208, la C3 hérite de la dernière évolution du 1.5 BlueHDi 100 (Euro 6 d-Temp avec boîte 6) et on retrouve les mêmes sensations : assez de vigueur dans les relances, mais trop de mollesse sur les rapports supérieurs. La C3 propose aussi l’alternative PureTech 110 à prix plus doux pour améliorer l’agrément de conduite et si une citadine diesel s’impose, le choix le plus intéressant sera la Clio 5 Blue dCi qui nous a fait meilleure impression.


Si il y a un point sur lequel la C3 n’a peur de personne, c’est le confort. Notre modèle d’essai doté de jantes de 17 pouces (option à 600 €) présente une meilleure filtration que la 208 équipée en 16 pouces. Un vrai tapis volant cette Citroën, mais elle le paye un peu en dynamisme. Si elle a progressé par rapport à l’ancien modèle, elle montre un jeu de jambes un peu plus lourd que celui de la 208. C’est surtout le cas sur la route, car en ville tout va bien : direction souple et bonne visibilité vers l’extérieur.



A bord :

La nouvelle 208 bouscule les habitudes avec un aménagement assez déstructuré de la planche de bord qui aura ses fans et ses détracteurs. Mais c’est bien elle qui offre l’ambiance la plus sportive avec son poste de conduite type cockpit et son volant pas plus grand que celui d’une Formule 1. L’effort sur les matériaux en partie haute, les éléments chromés et la qualité du graphisme des deux écrans apportent une touche haut de gamme qui distingue la 208 de la C3. Dans cet univers moderne, le forme du levier de vitesses déçoit quelque peu (la commande en forme de crosse de la version automatique EAT8 est bien plus adaptée) et quelques efforts sont encore à produire par endroits sur la précision des assemblages.

Les nombreux rangements comme l’astucieux volet basculant pour accueillir un smartphone et les deux porte-gobelets montrent que la Peugeot a développé un sens pratique que n’avait pas toujours sa devancière. Mais comme dans la C3, l’absence d’un bloc de climatisation déporté (il est intégré à l’écran) ne facilite pas les réglages. La 208 a pourtant l’avantage des touches piano pour appeler les menus, mais le doublement des commandes réclame un temps d’adaptation. L’installation de deux prises USB sur la console centrale ancre bien la Peugeot dans son époque, tout comme la possibilité de recharger le téléphone par induction (100 €) et de profiter des connexions Apple CarPlay et Android Auto livrées en série.



Notre C3 d’essai montre un habitacle plus avenant que celui de la 208 grâce à l’ambiance Colorado qui mêle parements couleur caramel et volant en croûte de cuir. C’est une option à 480 €, sinon l’habitacle est aussi sombre que celui de la 208. Mais tout le talent de la C3 est là : proposer des personnalisations intérieures et extérieures pour façonner un modèle qui colle à ses envies (le choix de couleurs et matières est vaste). Un accoudoir conducteur (169 €) vient souligner le confort des sièges que nous avons déjà évoqué et les commandes à l’ancienne, ça a parfois du bon : par exemple, pour régler la luminosité du combiné et de l’écran, la C3 dispose de boutons poussoirs entre les compteurs. C’est facile, rapide et pratique, alors qu’il faut fouiller dans les menus de l’écran tactile pour effectuer la même opération dans la 208.

Si la C3 est plus facile à vivre avec sa présentation classique, elle offre moins de rangements (la place entre les sièges est occupée par le levier de frein à main) et moins de modernité. Ainsi, il faut se contenter d’une seule prise USB pour tout l’habitacle et l’écran placé trop bas ne facilite pas la lecture des instructions du GPS. Instructions que la C3 ne peut recevoir au sein de son combiné, contrairement à la 208 grâce à la dalle numérique. Enfin, les matériaux qui habillent l’habitacle sont moins valorisants que ceux de la Peugeot (hors sellerie), même la coiffe de planche de bord doit se satisfaire d’un plastique rigide.

Places arrière et coffre

L’habitabilité aux places arrière est quasi égale et il n’y a rien de trop dans les deux modèles pour des voitures de plus de 4 m de long. On note toutefois que les françaises accueillent correctement deux adultes et que l’accès à bord de la 208 est moins aisé à cause d’un espace trop réduit entre le montant central et la banquette pour passer les jambes. Dans le coffre, la Peugeot reprend un peu le dessus, mais rien de très décisif : volume d’emport un peu supérieur (311 l contre 300 et seuil placé plus bas). Enfin, C3 et 208 déçoivent par leur modularité basique : pas de plancher à double fond pour former une aire plane de chargement en configuration « break ».


Bilan de l'essai :

La 208 impose son agrément de conduite face à une C3 qui se défend bien et qui profitera d’un coup de frais début 2020 avec son restylage. Mais au-delà de savoir laquelle est la meilleure, le choix se fera ici en fonction de ses goûts en matière d’automobile. Si votre truc c’est la technologie et l’attrait de la nouveauté, allez chez Peugeot. Si vous préférez une voiture joviale et facile à vivre, rendez-vous chez Citroën. Et si c’est le budget qui décide, alors c’est bel et bien la C3 qui vous tend les bras.


Peugeot 208

On aime Efficacité du châssis Présentation moderne de l’habitacle Frugalité du diesel On regrette Niveau sonore du diesel Prix et équipements Accès à l’arrière malaisé Agilité en retrait vs 208 première génération


Citroën C3

On aime Confort moelleux (suspension et sièges) Prix et équipements Possibilités de personnalisation Frugalité du diesel On regrette Conduite moins dynamique Niveau sonore du diesel Modernité en retrait Qualité perçue en cran en dessous de la 208


Source : https://www.largus.fr/actualite-automobile/essai-comparatif-peugeot-208-bluehdi-100-vs-citroen-c3-bluehdi-100-10123390.html

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