Renault Twingo E-Tech vs Citroën ë-C3 : Le duel des citadines électriques à moins de 20 000 €
- Jérémy

- 29 nov. 2025
- 4 min de lecture

Après plusieurs mois d’annonce et une attente palpable dans le monde automobile, Renault a enfin levé le voile sur la version de série de sa nouvelle Renault Twingo E-Tech electric. Avec un prix de départ officiellement annoncé sous la barre symbolique des 20 000 euros, la petite citadine au losange se positionne immédiatement comme une concurrente directe et féroce à la Citroën ë-C3 autonomie urbaine, disponible à la commande depuis plusieurs semaines déjà. Alors que le marché de l'électrique abordable est en pleine ébullition, que valent réellement ces deux propositions françaises ? J'ai analysé les chiffres pour vous offrir un premier élément de réponse.
Puissance contre efficience : deux philosophies techniques distinctes
Si les deux véhicules visent une clientèle similaire à la recherche d'une mobilité économique, leurs fiches techniques révèlent des choix d'ingénierie radicalement différents. Sous le capot, la Citroën ë-C3 prend une avance significative en matière de performances brutes.
En effet, la citadine aux chevrons conserve son moteur de 83 kW (113 chevaux), même dans cette version à autonomie urbaine. C'est un atout majeur pour la polyvalence, permettant à la C3 de s'insérer dans le trafic périurbain et sur les voies rapides avec une aisance certaine, le 0 à 100 km/h étant abattu en 10,4 secondes pour une vitesse maximale de 125 km/h. En face, la nouvelle Twingo E-Tech opte pour une motorisation plus modeste de 60 kW (80 chevaux). Si cette puissance est largement suffisante pour un usage strictement citadin, elle marque un retrait par rapport à la proposition de Citroën.
Côté batterie, les deux rivales jouent dans la même cour avec la technologie LFP (Lithium Fer Phosphate), réputée pour sa longévité et son coût maîtrisé. La Citroën ë-C3 embarque un accumulateur de 30 kWh, tandis que la Twingo dispose d'une capacité utile légèrement inférieure de 27,5 kWh. Pourtant, c'est ici que l'efficience de la Renault semble payer : la Twingo revendique une autonomie WLTP de 263 km, contre 213 km pour la C3 (bien que cette dernière affiche 304 km en cycle strictement urbain). La légèreté présumée de la Twingo joue ici en sa faveur face aux 1338 kilos de la C3.
Concernant les dimensions, nous sommes face à deux segments distincts. Avec ses 4,02 mètres de longueur, la Citroën ë-C3 est une véritable citadine polyvalente du segment B, offrant un coffre généreux de 310 litres et 5 vraies places. La Twingo, fidèle au segment A, est plus compacte. Cependant, Renault réplique avec une ingéniosité intérieure remarquable : une banquette arrière coulissante permet de moduler le volume de coffre selon les besoins, et le siège passager avant rabattable autorise le chargement d'objets longs, une fonctionnalité absente chez sa rivale.
Enfin, sur le plan de la recharge de série, la Citroën ë-C3 autonomie urbaine est livrée avec un chargeur embarqué courant alternatif de 7,4 kW. Pour la charge rapide en courant continu (DC), il faut passer par la case option pour obtenir une puissance de 30 kW, tout comme pour le chargeur 11 kW. De son côté, la Twingo semble adopter une stratégie similaire en entrée de gamme, réservant les charges rapides (jusqu'à 50 kW) et le chargeur 11 kW bidirectionnel à des packs optionnels ou des finitions supérieures.
Tarifs et équipements : les enseignements du marché italien
Si Renault France n'a pas encore dévoilé sa grille tarifaire définitive, la filiale italienne du constructeur a communiqué des informations précieuses qui nous permettent d'anticiper le positionnement dans l'Hexagone. Cette stratégie de lancement progressif nous donne un aperçu clair du duel commercial qui s'annonce.
En Italie, la gamme Twingo débutera avec la finition Evolution, annoncée à partir de 19 500 €. Ce tarif la place en confrontation directe avec la Citroën ë-C3 finition You, proposée en France à 19 990 €. À ce niveau de prix, la Citroën offre l'essentiel avec la climatisation, les aides à la conduite obligatoires et la station d'accueil pour smartphone. La Twingo Evolution promet quant à elle la climatisation manuelle et l'écran central, mais surtout sa fameuse modularité arrière de série.
Cependant, il est important de noter une différence de calendrier majeure. Renault a ouvert les commandes en priorité pour la version Techno, plus huppée, affichée à 21 100 € de l'autre côté des Alpes. Cette finition se distingue par un équipement technologique supérieur, intégrant notamment le système multimédia OpenR Link avec Google intégré, des jantes alliage et une présentation intérieure plus soignée. Pour obtenir un niveau de prestation comparable chez Citroën, il faut se tourner vers la finition Plus, affichée à 23 300 € pour la version urbaine.
La Twingo Evolution d'entrée de gamme, celle qui passera sous les 20 000 €, que Renault annonce en "prix de lancement" selon son communiqué de presse, ne sera disponible à la commande qu'au printemps 2026. Cela laisse à la Citroën ë-C3 une fenêtre de tir confortable de plusieurs mois pour s'imposer sur le marché des particuliers, son modèle étant d'ores et déjà disponible dans le réseau.
Sans nul doute, la nouvelle Renault Twingo E-Tech s'annonce comme une concurrente très sérieuse à la Citroën ë-C3. Le match se jouera autant sur le style que sur l'usage. D'un côté, la Twingo mise sur la nostalgie avec son look néo-rétro et une efficience énergétique optimisée pour la ville. De l'autre, la Citroën ë-C3 capitalise sur son allure de mini-SUV robuste, sa puissance supérieure de 113 chevaux et son gabarit plus généreux qui la rend potentiellement plus habitable pour une famille.
Si la Twingo réplique intelligemment avec une modularité supérieure et une autonomie WLTP annoncée plus grande, elle ne peut masquer sa disponibilité plus tardive. La C3 a l'immense avantage d'être une réalité commerciale immédiate dans sa version sous les 20 000 €, là où la petite Renault d'entrée de gamme se fera désirer jusqu'au printemps prochain. La bataille des citadines électriques françaises ne fait que commencer.





J’avais pas remarqué qu’elle etait en 5 portes on verra visuellement ce que ca donne
La R 5 c’est pas si reussi sue ca a mon gout les diodes carrés je trouve que ca ne va pas et l’arrière ça aurait pu être mieux
Il y en a une noire dans ma rue et ca ne lui va pas
La R5 et la tu1go etaient des voitures qui etaient produite dans des couleurs peps Renault a repris du jaune du vert pas de gris et ca c’est franchement ce qui pèche sur la C3 pourtant Citroen sur l’ancienne génération avait capitalise sur les couleurs et ca avait bien marché !
Je n’ai pas de logiciel pour mettre une C3 en…
la C3 est une citadine polyvalente. Elle a un style fait pour plaire à tout le monde. Citroën nous rabâche que l’audace fait parti de son ADN, ce n’est pas cette génération de C3 qui le manifeste. Chez Renault, on a le choix entre la raison Clio, et la passion R5 (très réussi esthétiquement). On aimerait que Citroën se lâche avec une C2 désirable …
Je pense que les R4, R5 et Twingo, tout comme les Mini et Fiat 500, ciblent les clients "hédonistes nostalgiques". Ces acheteurs valorisent l'héritage et le design ; ils sont prêts à rouler dans un véhicule qui raconte une histoire, ils sont en quête d'une image singulière pour ce démarquer. Elles sont souvent la deuxième voiture celle madame. Ces voitures ont toujours navigué dans les flots des cités, des périphériques et des rocades. Mais dans la France profonde, ceux qui roulent sur des routes défoncées, qui utilisent leurs voitures pour travailler, ou pour s'y rendre, ces véhicules néo-rétro ne peuvent majoritairement les intéresser. Ce qu'ils cherchent, c'est le côté pratique et la polyvalence des motorisations. N'oublions pas que la C3…
Cette concurrence nouvelle pour des modèles d'accès est plutot saine, Poussant Citroën a ne pas s'endormir sur ses lauriers. Le prix plancher de la Twingo (A condition que ce modèles soit réellement disponible à la commande) résulte d'une combinaison géographique délicate, entre le design resté à Guyancourt, l’ingénierie détaillée confiée au centre ACDC (Advanced China Development Centre), à Shanghai, et l’assemblage, réalisé à Novo Mesto en Slovénie. Citroën de son côté, dispose de la 15ème marque de Stellantis, Leapmotor, pour apprendre de l'agilité des constructeurs Chinois ancrés, tant d'autres ont disparu chez eux. Et de bénéficier de ce partenariat étonnant mais stratégique pour les deux parties, le second ayant sans doute une arrière-pensée, ( ne soyons pas naïfs) pour apprendr…
Elle va faire du mal à la C3 quoi qu'on en dise.
Je viens d'aller la voir sur le net. Elle a de très gros arguments.
Voyez la R5 ! Même assez onéreuse elle se vend bien.
Va falloir que stellantis arrête de regarder le "fond de son slip" 🙄