PSA va utiliser la rupture conventionnelle collective dans son usine de Valenciennes

Pour traduire l'article, faîtes un clic droit sur l'article  puis "Traduire"

PSA va utiliser la rupture conventionnelle collective dans son usine de Valenciennes



Les salariés de Peugeot-Citroën à Valenciennes vont faire l'objet de suppressions d'emplois. Le direction va faire appel à la rupture conventionnelle collective, mise en place lors des ordonnances travail.

Un ciel gris et une ambiance pesante pour les salariés dePeugeot Citroën. Ils craignent pour leur avenir : la direction s'apprête en effet à supprimer des postes. "Ils sont déçus, il y a de la colère", explique Cédric Brun, délégué CGT. "Aujourd'hui ce qui est visé, ce sont les CDI. PSA, comme les autres grandes entreprises n'ont qu'une seule idée : supprimer du CDI pour mettre du précaire à la place."

PSA veut profiter du nouveau code du travail pour réduire ses effectifs, via la rupture conventionnelle collective. Une nouvelle procédure qui permet à l'employeur de se séparer de salariés sans justification économique, et sans passer par un plan social.

"On a transformé le monde du travail en far-west" Pour Julien Poix, militant de la France Insoumise, cet outil est dangereux dans une région déjà touché par le chômage de masse. "On a transformé le monde du travail en far-west. Tout est permis, les patrons peuvent se comporter en shérifs, et vous avez des gens qui, du jour au lendemain, sous prétexte d'une baisse de profit dans une entreprise, vont pouvoir planifier un licenciement", explique le militant. "Si on affaiblit l'industrie automobile ici, c'est le chômage qui va repartir à la hausse."

Pour le gouvernement au contraire il s'agit de relancer l'activité en améliorant la flexibilité de l'emploi. Mais dans l'ancien bassin minier encore marqué par la disparition des aciéries, on s'inquiète de voir d'autres groupes utiliser cette procédure pour licencier. "J'ai été moi-même chef d'entreprise; je sais ce que c'est que la flexibilité et je sais ce que ça ne marche pas forcément comme on pourrait le souhaiter", explique Ludovic Zientek, maire DVG de Bouchain.

"En tout cas il y a déjà de la flexibilité avec les emplois interim, et ce n'est pas pour autant que ça a créé énormément d'emplois. Là encore, on n'a pas suffisamment mesuré les garde-fous, qui doivent être également du côté des bénéfices. On ne peut pas indéfiniment accumuler des bénéfices et affaiblir un salarié, ce n'est plus possible"

Pour l'instant aucune information n'a été donnée concernant le nombre de salariés qui pourrait être concerné par cette rupture conventionnelle. Avant tout départ, les syndicats devront donner leur accord. Une réunion de négociation aura lieu le 9 janvier prochain.

Source : France info

2 vues