Comparatif polyvalentes : La Citroën C3 affronte la Renault Clio 5

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Comparatif polyvalentes : La Citroën C3 affronte la Renault Clio 5



La voiture la plus vendue de France remet en jeu son titre en 2019. Lancée dans une catégorie plus compétitive que jamais, la Renault Clio 5 affronte pour la première fois la Citroën C3, qui réalise de jolis scores de vente depuis son lancement. La reine Clio mérite-t-elle de conserver son trône ?

A moins d’être totalement déconnecté de la planète automobile, vous n’avez pas pu passer à côté de la nouvelle : la cinquième génération de Renault Clio commence à arriver dans les concessions. Malgré le conservatisme de son style, elle change tout, depuis sa plateforme jusqu’à ses moteurs en passant par son habitacle entièrement redessiné. Une mutation attendue car la catégorie des citadines polyvalentes est l’une des plus compétitives, en plus d’être la plus populaire dans notre pays. En témoigne le joli succès de la Citroën C3, qui a largement dépassé les 600 000 ventes depuis son lancement en 2016.

Rassurer le client : la Renault Clio 5 a fait sienne cette stratégie typiquement allemande en optant pour la continuité stylistique. On a certes du mal à distinguer la Clio 5 de la Clio 4, mais cela n’a jamais empêché une certaine Volkswagen Golf frappée du même mal de battre continuellement des records de vente. Le tropisme allemand se remarque également par le soin apporté aux détails de style. La nouvelle Clio joue les grosses voitures et lorgne sans l’air d’y toucher vers le segment supérieur. Rien de tout cela avec la Citroën C3 qui assume totalement sa vocation de citadine. Elle joue sur un minois plus joyeux grâce à ses Airbumps (de série sur notre finition Shine) et ses traits arrondis. Elle est également plus courte de 5 cm mais domine sa concurrente en hauteur, comme si elle lorgnait du côté des petits SUV.

Bataille de trois cylindres

La nouvelle motorisation 100 ch de la Clio est celle qui devrait remporter le plus de succès. La C3 ne propose pas de moteur de même puissance, aussi nous avons choisi pour cette opposition le très connu 1.2 Puretech dans sa version 110 ch. Doté d’une cylindrée supérieure de 0,2 litre, il a l’avantage de la puissance, et revendique 45 Nm de couple en plus, ce qui n’est pas rien. La Citroën bénéficie également d’une transmission à six rapports contre cinq pour la Clio. Sur le papier, l’opposition ne s’annonce donc pas très bien pour la Renault, d’autant qu’elle accuse 88 kg en plus sur la balance.



Sur la route Les chiffres n’ont pas menti : au volant, la Citroën C3 se montre nettement plus vigoureuse que la Clio. Beaucoup plus nerveux, le Puretech fait valoir des accélérations plus vigoureuses (9,4 s contre 11,8 au 0 à 100 km/h) mais aussi des capacités de reprise bien supérieures. Sans se montrer amorphe, le trois cylindres de la Clio accuse un creux à très bas régime qui peut s’avérer désagréable en ville d’autant que la boîte à cinq vitesses affiche des rapports assez longs. Il apparaît ainsi nécessaire de faire patiner l’embrayage un peu plus qu’à la normale pour démarrer en pente.

Autre grief, la commande de la transmission, qui s’avère accrocheuse. Au-dessus de 1 500 tr/min, le trois cylindres retrouve de la vigueur grâce au turbo, qui fait entendre son petit sifflement. Ne croyez pas pour autant que ce moteur soit bruyant. Au contraire, la nouvelle Clio devient la nouvelle référence du marché en matière d’insonorisation : sur autoroute, on se croirait plutôt à bord d’une compacte, les différentes sources de bruit étant parfaitement équilibrées. Un peu plus sonore, la C3 fait nettement moins bien en la matière.

Confort à la française Trop fermes et sans doute insuffisamment mises au point, les suspensions de la Clio 4 avaient été très critiquées en son temps. La nouvelle génération réalise des progrès remarquables sur ce sujet et peut être qualifié de confortable, même avec les jantes de 17 pouces de notre modèle d’essai. Pour autant, elle apparaît toujours plus ferme que la C3, qui reste la mieux suspendue de la catégorie. Une qualité d’autant plus remarquable que cela ne se paie pas par une agilité diminuée, sa direction conservant toute sa précision. Celle de la Renault aussi, mais elle s’allège de manière excessive dans certains enchaînements de virages et manque singulièrement de retour d’informations. Voilà qui incite à modérer le rythme, même si le niveau d’adhérence sur le sec ne suscite aucun reproche.

Il est en revanche un domaine dans lequel la Clio reprend nettement l’avantage : celui de la consommation. Le nouveau TCe 100 ch étonne par sa frugalité tandis que la consommation du 1.2 Puretech a beaucoup souffert de l’arrivée du filtre à particules. Nous avons relevé une moyenne de 6 litres aux 100 km contre 6,8 litres aux 100 km pour la C3 sur un parcours dynamique mêlant route et autoroute. Un écart très supérieur à ce que laissent entendre les données d’homologation. En pratiquant une conduite économique, il est même possible de descendre en dessous de 5,6 litres avec la Renault : bravo ! Notons enfin son excellent rayon de braquage, très appréciable en ville (10,4 m de diamètre de braquage contre 10,7 pour la C3, pourtant plus courte).

A l'intérieur Les progrès réalisés par la Clio au chapitre finition sont impressionnants. La qualité des matériaux ne peut plus être critiquée et son sens de l’accueil surprend. On apprécie ainsi que les parties de la console en contact avec les genoux soient rembourrées tout comme le dessus de la planche de bord. La C3 est contrainte de s’incliner, même si la qualité de réalisation de son habitacle apparaît très correcte et l’ambiance qu’elle distille à bord plutôt joyeuse. On peut cependant lui reprocher le parti-pris « tout écran » de son ergonomie. Il faut ainsi pianoter sur la dalle tactile pour régler la climatisation.

La Renault a eu l’intelligence de conserver des molettes pour ce faire, même si l’écran central de 9,3 pouces de notre modèle (option à 350 €) est plus grand que celui, de 7 pouces, de la Citroën. De même, si les menus de son système multimédia sont plus accessibles et plus fluides qu’auparavant, ils apparaissent toujours un peu trop complexes au premier abord. Il est vrai que les fonctionnalités disponibles apparaissent beaucoup plus nombreuses. On peut notamment configurer l’instrumentation numérique, un gadget électronique qui plaît beaucoup et que ne possède pas la C3. Celle-ci commence déjà à accuser un peu le coup dans ce domaine qui subit la loi d’un progrès très rapide.

Une Clio plus habitable Toujours utiles au quotidien, les rangements s’avèrent beaucoup plus nombreux et logeables à bord de la Renault. Les téléphones les plus imposants trouveront leur place derrière le levier de vitesses tandis qu’un vrai coffre fermé prend place entre les deux sièges. Moins généreuse, la Citroën gâche un peu d’espace au profit du design : certains rangements, comme celui du bas de planche de bord ne sont pas très pratiques. Aux places arrière, aucune de nos deux françaises ne jouent les références. Certes la Clio offre plus d’espace aux jambes qu’auparavant mais les grandes tailles doivent plier l’échine en raison de sa garde au toit insuffisante.

La C3 fait mieux dans ce domaine mais les genoux s’enfoncent généreusement dans les sièges avant. Côté coffre, la Renault revendique 17 litres de plus que sa rivale. Le volume ne fait pas tout cependant, et son seuil de chargement ne brille pas par son accessibilité. On regrette également que le bouton de coffre soit invisible et placé trop bas, juste au-dessus de la plaque d’immatriculation. Il paraît que cela permet de diminuer les coûts de réparation en cas de choc…



Conclusion A l’arrivée, la victoire de la Renault ne fait aucun doute. Certes, elle apparaît beaucoup moins performante que la C3 et celle-ci fait valoir un confort de suspension remarquable. Mais dans tous les autres compartiments du jeu, la Clio domine. Elle dégage dans l’ensemble une impression plus cossue et sa remarquable insonorisation facilite les longs voyages. Sa sobriété, son habitabilité supérieure et son équipement plus riche en font une auto plus polyvalente que la C3, et c’est là le point clé dans cette catégorie. Ces citadines restent encore et toujours des bonnes à tout faire, qui doivent être de capable de briller aussi bien sur les parkings de supermarchés que sur l’autoroute des vacances.


Source :

https://www.largus.fr/actualite-automobile/essai-comparatif-la-nouvelle-renault-clio-defie-la-citroen-c3-9865391.html

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