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Ce taxi Citroën C-Elysée a parcouru 570 000 km avec son moteur PureTech d'origine

Citroën C-Elysée

Le moteur PureTech face au défi de la grande distance : l'exemple d'une Citroën C-Elysée

Le moteur 1.2 PureTech, bien connu du groupe Stellantis et de la marque Citroën, occupe une place singulière dans l'histoire de l'industrie automobile contemporaine. Multi-récompensé lors de son lancement, notamment par le titre prestigieux de "Moteur de l'Année" plusieurs années consécutives, ce bloc trois-cylindres a pourtant traversé des zones de turbulences. Des problèmes de fiabilité, principalement liés à la dégradation de la courroie de distribution immergée dans l'huile, ont pesé sur l'image de marque de Citroën et du groupe Stellantis. Ces difficultés ont engendré une méfiance croissante chez certains consommateurs et une couverture médiatique parfois sévère.

Cependant, au-delà de ces incidents documentés qui ont touché une partie de la production, la réalité du terrain offre parfois des perspectives radicalement différentes. Si la réputation de fragilité colle à la peau de ce moteur, certaines voitures dotées du bloc PureTech affichent des kilométrages étonnants qui viennent contrebalancer les critiques. Ces exemples de longévité, bien que moins médiatisés, démontrent que la conception mécanique peut, sous certaines conditions, offrir une durabilité remarquable. C'est précisément le cas d'une Citroën C-Elysée dont le parcours mérite une attention particulière, illustrant qu'un entretien rigoureux peut mener ce moteur vers des sommets kilométriques inattendus.

Un record de 570 000 kilomètres établi en Pologne

C'est en Europe de l'Est, et plus précisément en Pologne, que nous trouvons une nouvelle preuve de la résistance potentielle du moteur PureTech. Dans un pays où les parcs automobiles sont souvent soumis à des conditions climatiques et routières exigeantes, une Citroën C-Elysée se distingue par un compteur kilométrique hors du commun. Ce véhicule, équipé du moteur 1.2 PureTech de 82 chevaux, vient de franchir la barre symbolique des 570 000 kilomètres.

Le plus impressionnant dans cette performance réside dans l'absence totale de défaillance majeure. Son propriétaire, M. Wojciech, qui a fait l'acquisition de cette berline neuve en 2019, confirme n'avoir rencontré aucun souci avec le moteur depuis sa mise en circulation. Atteindre une telle distance en seulement sept ans témoigne d'une utilisation intensive et d'une fiabilité qui défie les idées reçues sur ce bloc moteur. Pour cette berline souvent choisie pour son aspect pragmatique, ce kilométrage constitue une publicité inattendue pour la robustesse des composants internes lorsqu'ils sont sollicités dans un cadre spécifique.


La vie d'un taxi : des conditions de circulation intenses et un entretien clé

L'histoire de cette Citroën C-Elysée ne se résume pas à un simple chiffre sur un tableau de bord. Depuis son acquisition en 2019 par M. Wojciech, la voiture n'a jamais cessé de rouler. Utilisée quotidiennement comme taxi, elle subit les contraintes les plus rudes pour une mécanique : démarrages fréquents, circulation urbaine dense, embouteillages prolongés et variations de températures constantes. Le métier de taxi impose une disponibilité totale du matériel, et cette C-Elysée a su répondre présente à chaque course, transportant passagers et bagages sur tous types de revêtements.

Interrogé sur le secret de cette longévité, M. Wojciech est catégorique : tout réside dans l'entretien. Pour lui, la maintenance est la clé absolue pour préserver le moteur PureTech. Après une première année d'entretien dans le réseau agréé, le propriétaire a choisi de prendre en main lui-même le suivi de son véhicule. Il explique notamment procéder régulièrement au nettoyage du carter d'huile et de la crépine de la pompe à huile pour éliminer les dépôts de carbone et les éventuels fragments de courroie. Cette opération préventive, qu'il décrit comme simple mais essentielle, permet d'assurer une lubrification optimale du moteur en permanence.

Outre sa fiabilité, M. Wojciech souligne la sobriété exemplaire de sa voiture. En usage urbain, il relève une consommation moyenne de 5,5 l/100 km. Lors de trajets plus fluides, comme un voyage vers la Croatie stabilisé à 90 km/h, il a même réussi à descendre à une consommation record de 3,8 l/100 km. Fort de cette expérience positive, le propriétaire qualifie son moteur de « blindé » et estime qu'il est capable d'atteindre la barre mythique du million de kilomètres. « Le plus important, c’est un entretien régulier. Je m’en occupe moi-même, ce qui me donne l’assurance qu’elles ne me laisseront pas tomber », affirme-t-il avec confiance.


Une tendance confirmée par d'autres records de longévité

Cet exemple polonais n'est pas un cas isolé pour la marque aux chevrons. En effet, ce n'est pas la première fois qu'une Citroën équipée d'un bloc PureTech atteint des sommets. On se souvient du témoignage marquant d'un propriétaire de Citroën C1 ayant franchi le million de kilomètres. Ces performances, bien qu'elles contrastent avec les difficultés rencontrées par d'autres usagers, apportent un éclairage nouveau sur les capacités réelles de cette motorisation.

Ces deux véhicules, atteignant des kilométrages records sans encombre, viennent tempérer la réputation parfois désastreuse du moteur PureTech. Il est important de noter que le groupe Stellantis a pris en compte les retours d'expérience pour faire évoluer sa technologie. Aujourd'hui, le moteur a été profondément revu dans sa dernière version, notamment avec l'adoption d'une distribution par chaîne en remplacement de la courroie immergée, éliminant ainsi le principal point de friction concernant la durabilité. Ces histoires de taxis ou de citadines "millionnaires" rappellent que derrière les polémiques, la rigueur de l'utilisateur final joue un rôle prépondérant dans la vie d'un véhicule.


L'histoire de cette Citroën C-Elysée polonaise est un témoignage fascinant sur la vie d'un moteur fabriqué à des millions d'exemplaires. Elle illustre parfaitement la dualité de l'industrie automobile moderne, où un même moteur peut générer des expériences diamétralement opposées : des pannes précoces pour certains, et une longévité stupéfiante pour d'autres.

Le cas de cette berline est d'autant plus remarquable que son utilisation en tant que taxi est, par définition, extrêmement exigeante pour la mécanique. Qu'elle n'ait rencontré aucun souci moteur sur plus d'un demi-million de kilomètres est un signal fort. Cela suggère qu'au-delà de la responsabilité du constructeur dans la conception initiale, l'implication de l'utilisateur dans le suivi et l'entretien de sa voiture demeure un facteur de fiabilité déterminant. La C-Elysée de M. Wojciech n'est peut-être pas qu'une exception, mais la preuve qu'avec une attention particulière, les limites kilométriques des moteurs modernes peuvent encore nous surprendre.

6 commentaires

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jm.agnel
il y a 8 minutes
Noté 5 étoiles sur 5.

J'ai possédé 2 Cactus série 1 et 2 disposant du moteur puretch, ainsi qu'une C1 82 cv à toit découvrable, de même tonneau, qu'utilse encore un de mes petits neveux pour aller en Fac. Les deux premières me servaient à assurer la distance entre mon domicile et mon lieu de travail distant de 100 km aller-retour. sans J'ai fait près de 90 000 km avec chacune d'elle, et sans connaitre le moindre souci. La C1 est encore dans la famille et compte 155 000 km à son actif, sans avoir encore connu la moindre défaillance. Je ne remets pas en question la faiblesse avérée, de la courroie immergée du Puretech, mais je voudrais connaître le taux de fréquence de s…

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Magnolias
il y a 34 minutes

" Il explique notamment procéder régulièrement au nettoyage du carter d'huile et de la crépine de la pompe à huile pour éliminer les dépôts de carbone et les éventuels fragments de courroie. "


Cette action n'est pas faite quand on amène , en confiance , sa voiture pour la vidange / révision ? ? ! Faut il le faire plus d'une fois par an ?

Modifié
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Chevrons Blues
Chevrons Blues
il y a 2 heures

Et pourquoi les gens de chez Citroën reprennent votre voiture C4 PT 130 EAT6 de 9 ans et moins de 100 000 km pour, disent-ils, une poignée de mains (dixit !), ? à la limite 4000 ou 5000 € faut pas pousser…

De deux choses l'une, soit on met la voiture en épave, mais avec indemnisation importante pour tromperie sur la marchandise achetée en 2017. Soit on assure et on reprend la voiture à un prix convenable…

N'est-ce pas Messieurs Citroën et Stellantis ? Et à ce moment-là, on peut envisager de racheter dans la marque. Sinon d'autres tendent les bras ou les clés !

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sebastien bogiraud
sebastien bogiraud
il y a 2 heures

L'entretien, y'a que ça de vrai, et ça commence par de temps en temps tirer la jauge d'huile moteur.. Plusieurs connaisances se sont pleins de ce puretech, en laissant trainer dans le temps la date de vidange, puis s'apercoivent à la vidange qu'il ne reste plus d'huile! Resultat, moteur en vrac, et ce meme pour un 82cv.

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Chevrons Blues
Chevrons Blues
il y a une heure
En réponse à

Ok avec vous un moteur demande de la surveillance.

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Julia Chalamel
il y a 3 heures

Les versions du PureTech qui posent beaucoup de problèmes ne sont pas les versions atmo mais les versions turbo : EB2 gen1 110 et 130 en particulier. Rien à voir avec cet article qui fait diversion.

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À propos de l’auteur
✍️ Je m’appelle Jérémy K., fondateur du site Passionnément Citroën.
Passionné d’automobile depuis toujours et de Citroën en particulier, je partage chaque jour l’actualité de la marque à travers des articles, essais, analyses et dossiers.
J’ai également créé le magazine Être Citroëniste et la chaîne YouTube Passionnément Citroën, pour faire vivre et transmettre cette passion sous toutes ses formes.
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