40 ans de la Citroën BX GTi : comment cette berline hors norme a bousculé les sportives
- Jérémy

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L’année 2026 s’impose comme un millésime mémorable placé sous le signe des grands anniversaires pour Citroën. Après avoir célébré la mémoire des populaires AX, Saxo ou Berlingo, la marque aux chevrons met à l'honneur l'un de ses fleurons les plus charismatiques. La Citroën BX GTi souffle ses 40 bougies, marquant quatre décennies d'histoire pour une déclinaison qui a profondément marqué les esprits. Apparue au cœur de la décennie 1980, cette berline pas comme les autres a bousculé les codes établis de la catégorie. En associant un tempérament dynamique affirmé au moelleux incomparable de la fameuse suspension hydropneumatique, Citroën proposait une vision inédite de la conduite sportive. Retour complet sur l'épopée d'un modèle d'exception qui continue d'alimenter la passion des connaisseurs comme des collectionneurs.
Origines et renaissance : comment la Citroën BX a relancé le groupe PSA
Pour bien comprendre l'impact de la version GTi, il convient de replacer l'histoire dans son contexte initial. La genèse de la Citroën BX remonte au tout début des années 1980. Dévoilée spectaculairement sous les structures de la tour Eiffel puis présentée officiellement au Salon de l’automobile de Paris en octobre 1982, la BX naît sous le coup de crayon inspirationnel du carrossier italien Bertone, matérialisé par le célèbre designer Marcello Gandini. Ses lignes tendues, anguleuses et résolument avant-gardistes tranchent alors avec la production automobile de l'époque.
Au-delà de son esthétique audacieuse, la BX représente une opération industrielle et commerciale majeure. Elle devient rapidement le modèle de la reconquête, permettant à Citroën et à l'ensemble du groupe PSA de retrouver une dynamique financière et industrielle solide. Produite à plus de 2,3 millions d'exemplaires jusqu'en 1994, la berline s'impose comme un véritable pilier du paysage automobile européen.
Quatre ans après ce lancement victorieux, la marque décide d'apporter une cure de jeunesse à son modèle phare. En juillet 1986, Citroën orchestre une modernisation complète de la gamme. Ce restylage esthétique et technique s'accompagne d'une refonte des déclinaisons dynamiques et sert de tremplin au lancement d'une berline taillée pour les longues distances à haute vitesse : la BX GTi.

Citroën BX GTi : l'alliance inédite du sport et du confort familial
Avant l'arrivée de la GTi, l'offre sportive de la berline reposait sur la BX 19 GT et la radicale BX Sport. La BX GTi débarque sur le marché avec une philosophie repensée et l'ambition d'opérer une synthèse idéale. Supervisée par le designer Carl Olsen — auteur notamment de l'AX et de la CX Série 2 —, la GTi cherche à marier l'efficacité dynamique de la BX Sport à l'agrément haut de gamme d'une vraie familiale de tourisme.
Sur le plan stylistique, le travail de restylage se traduit par des évolutions visibles au premier coup d'œil. La voiture arbore des ailes avant et arrière élargies, des boucliers plus enveloppants teints dans la masse et des clignotants avant transparents désormais parfaitement alignés avec les optiques principales. La structure bénéficie d'une protection anticorrosion renforcée par galvanisation. Longue de 4,24 mètres, la BX GTi affirme sa personnalité grâce à des éléments distinctifs : un aileron arrière spécifique, des projecteurs antibrouillard intégrés au bouclier, des enjoliveurs dédiés et de discrets monogrammes « GTI » apposés sur le hayon et les vitres de custode.
Sous le capot, Citroën intègre un moteur quatre cylindres à 8 soupapes de 1 905 cm³ doté d'une injection électronique. Ce bloc développe une puissance de 125 ch DIN et un couple généreux de 175 Nm à 4 500 tr/min. Grâce à une conception rigoureuse maîtrisant la masse globale, la BX GTi n'affiche que 1 025 kg sur la balance. Ce rapport poids/puissance particulièrement favorable de 8,2 kg/ch lui permet de franchir le kilomètre départ arrêté en 30,5 secondes et d'atteindre une vitesse maximale frôlant la barre des 200 km/h.
Cependant, la grande force de la BX GTi réside dans son châssis. La fameuse suspension hydropneumatique, spécialement fermée pour l'occasion, garantit un maintien de caisse optimal en virage sans jamais dégrader le confort des passagers. Associée à quatre freins à disque, une direction assistée de série et un système ABS en option, elle offre une tenue de route souveraine. À bord, la dotation de série se montre raffinée : sièges en velours réglables en hauteur, rétroviseur passager électrique, centralisation des portes et combiné d'instruments complet à six cadrans. La liste des options permettait même d'accéder au cuir, à la climatisation, au toit ouvrant ou au pack Hi-Fi, ancrant définitivement la voiture dans l'univers des berlines performantes et statutaires.
De la 16 Soupapes à la 4x4 : une gamme GTI en perpétuelle mutation
L'histoire de la BX GTi ne s'arrête pas à sa présentation initiale ; elle est marquée par un effort constant de développement technique au fil des millésimes. Le premier tournant majeur survient dès l'année-modèle 1988 avec le lancement de la spectaculaire BX GTI 16 Soupapes. Animée par le bloc XU9J4 développant 160 ch DIN à 6 500 tr/min, elle devient la toute première voiture française de grande série équipée d'une culasse multisoupapes. Capable de filer à 218 km/h et d'abattre le 0 à 100 km/h en seulement 7,9 secondes, elle coiffe la gamme avec autorité. Esthétiquement enrichie de bas de caisse spécifiques, de jantes en alliage léger et d'un habitacle sombre aux sièges baquets renforcés, la 16V repousse très haut les limites de la catégorie.
En 1989, Citroën explore une nouvelle voie en déclinant la version 8 soupapes en une variante à transmission intégrale : la BX GTi 4x4. Équipée d'une boîte de transfert avant et d'un différentiel arrière à glissement limité répartissant la puissance à 53 % sur l'avant et 47 % sur l'arrière, elle offre un niveau de motricité exceptionnel sur les chaussées glissantes ou dégradées. Un verrouillage électrique du différentiel central permettait même de sortir des situations d'adhérence les plus précaires.
La carrière de la BX GTi est également rythmée par des ajustements réguliers :
1990 : Adaptation des motorisations au supercarburant sans plomb, réajustant la puissance de la version 8 soupapes à 123 ch tout en préservant son efficacité énergétique.
Juillet 1991 : Généralisation des jantes en alliage léger et du volant sport trois branches issus de la version 16 Soupapes sur la GTi 8V, accompagnés d'une insonorisation de l'habitacle nettement renforcée.
Juillet 1992 : Montage en série de la climatisation, adoption d'une sellerie noire généralisée et installation du réservoir de 66 litres sur l'ensemble de la gamme.
Juillet 1993 : Avec l'obligation du pot catalytique et l'arrivée de la Xantia, la BX GTi tire élégamment sa référence après sept années d'évolutions ininterrompues.
Quatre décennies après son entrée en scène, la Citroën BX GTi conserve une aura intacte dans le paysage automobile. En démontrant qu'une berline familiale pouvait concilier le brio d'un moteur dynamique, la précision d'un châssis affûté et le confort légendaire de la suspension hydropneumatique, la marque aux chevrons a redéfini les standards de son époque. Aujourd'hui élevée au rang d'icône collector, la BX GTi voit sa cote s'envoler auprès des passionnés, s'imposant définitivement comme la déclinaison la plus emblématique et la plus aboutie de toute la saga BX.






Sacrée voiture que cette BX une ligne distinctive que l’on reconnaissait tout de suite et un tableau de bord comme seul citroën en faisait avec des commodos très pratiques
Celui de la GTI était différent avec un volant différent et des commodos traditionnels jugés plus sport
Je me souviens d’un jour ou je depose ma BX 19TRD chez mon agent sa femme me dit il arrive il est parti a la concession ! Effectivement quelques 15 min après il arrive au volant d’une BX GTI rouge flambant neuve ! Il en dessant vient vers moi et me tend les clès ! En ajoutant « tu veux l’essayer ? » Par rapport a ma diesel elle etait ultra silencieuse je me souviens…