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[Dans le rétro] - Anciennes Citroën : Elles ont fêté leur anniversaire en 2021 - partie 2


Citroën est une marque qui existe depuis 102 ans et qui a marqué l'automobile à de multiples reprises tant ses modèles étaient porteurs d'audace, d'innovation et de technologies. Retour sur les Citroën qui ont fêté, en 2021, leur anniversaire. Suite aujourd'hui avec les concepts cars où, là aussi, Citroën a maintes fois réinventé l'automobile.


2011 - Citroën Tubik

La mobilité fait tergiverser les esprits chez Citroën depuis quelques années déjà. Après un premier portail internet appelé Multicity et qui permettait de planifier ses voyages avec tous les types de transport, Citroën s’attelle en 2011 à la conception d’un concept-car qui fait la part belle au voyage et prétend mettre fin au « on arrive quand ? »…Présenté le 3 septembre 2011, le concept car Tubik est un gros monospace de 4,80 m de long pouvant accueillir neuf personnes dans des conditions optimales de technologies et de confort. Mariant les contrastes, Tubik s’inspire de l’iconique Type H, autrement appelé TUB (Traction Utilitaire Basse) en réinterprétant ses codes esthétiques dans une ambiance résolument haut de gamme.

A une époque où le monospace était encore roi des ventes, le concept Tubik magnifie le concept en apportant style, distinction, originalité, habitabilité et confort. Voulu comme le pendant de la maison, Tubik permet à neuf personnes de se déplacer en offrant une multitude de possibilités sur la façon de faire son voyage. Grâce à trois rangées de sièges, chacun des passagers peut disposer d’un mode de voyage spécifique. La première rangée de sièges donne la possibilité à deux personnes de s’installer face à la route ou face aux autres passagers. La rangée du milieu peut accueillir trois occupants, se convertir en table basse, se replier sous la dernière rangée pour dégager un espace libre de près de 2m² voire se déployer entièrement pour former une méridienne. Cette dernière configuration invite à la détente, les voyageurs deviennent spectateurs et profitent au maximum du large écran multimédia en position semi-allongée. L’intérieur du concept Tubik se veut un véritable cocon traité dans le plus pur esprit « lounge » et réunit des matières empreintes des codes de l’architecture et du design intérieur : assises en feutre, dossiers et panneaux de portes en soie et sol en cuir. De même, afin de profiter du voyage et voir sans être vu, Citroën a équipé le Tubik d’une moucharabieh ainsi qu’une large vitre panoramique sans teint offrent aux passagers une visibilité inédite, tout en protégeant leur intimité des regards extérieurs.

Si les passagers sont « libres » dans un espace ouvert, la place du conducteur est différente car conduire Tubik n’est pas une punition, c’est aussi une autre forme de voyage. Ainsi, en prenant place au volant, le conducteur pénètre dans un univers ultra-technologique entièrement construit autour du poste de pilotage. Cet espace de conduite est matérialisé par le « cyclotron » qui regroupe d’un seul trait circulaire le siège, le pédalier, le volant et la lame circulaire du viseur tête haute. Installé sur son siège en cuir noir pleine fleur, le commandant de bord est identifié par reconnaissance digitale. Il dispose autour de lui de toutes les informations nécessaires à sa navigation sur le viseur tête haute et l’écran placé au centre du volant. Pour surveiller ses arrières, un écran diffuse les images des caméras de recul et de rétrovision. Le plaisir de voyager pour les passagers équivaut au plaisir de conduire Tubik, chacun ayant son ambiance propre.

Le concept Tubik est donc un monospace qui offre une large liberté aux passagers pour qu’ils profitent au maximum de leur voyage mais, contrairement à nombre de monospaces, il n’oublie pas pour autant d’offrir un style extérieur innovant et original. Lançant un clin d’oeil complice au « TUB », le concept Tubik présente la même morphologie que son célèbre aîné en adoptant des dimensions généreuses (largeur : 2,08 m ; hauteur 2,05 m ; longueur : 4,80m). Le bloc avant, qui se détache du volume principal, évoque par ses nervures la tôle ondulée du Type H et par les deux montants du pare brise ses deux arrêtes caractéristiques.

Simples mais esthétiques, les surfaces extérieures laissent à peine deviner la large vitre panoramique sans teint et les deux grands ouvrants qui donnent accès au poste de pilotage ainsi qu’à l’espace de vie des passagers. Et pour ce concept, Citroën n’a pas oublié le « show » avec une porte conducteur qui se déploie en élytre tandis que la porte latérale libère tout le coté droit de l’habitacle par une translation circulaire. Et comme il ne peut y avoir de voyage sans bagage, une soute a été astucieusement dissimulée dans la partie arrière qui s’ouvre telle un tiroir.

Pour accentuer l’impression d’écrin protecteur que dégage Tubik, les designers ont associé deux teintes contrastées : le gris métal de la coque enveloppe le blanc nacré des deux extrémités où se situent les moteurs thermique (à l’avant) et électrique (à l’arrière) de la chaîne de traction hybride qui était encore associé au Diesel.

Grâce à cette motorisation hybride, le Citroën Tubik réussit à conserver un niveau d’émissions de CO2 équivalent à celui d’une berline classique. Disposant de quatre roues motrices, le moteur thermique entraîne les roues avant tandis que le moteur électrique est accouplé aux roues arrières ce qui offre à Tubik une motricité optimale pour un voyage en toute sécurité.

Toujours dans le but de réduire les émissions de CO2, le concept Citroën Tubik est chaussé de pneus « tall & narrow » à très basse résistance au roulement qui optimise la consommation de carburant. Enfin, pour un confort royal, le concept Tubik fait appel à la suspension hydractive chère à Citroën qui, dans sa dernière version, permettait d’abaisser la voiture automatiquement à haute vitesse ce qui favorisait l’aérodynamique et participait à la réduction de la consommation et des émissions de CO2.

Le concept Citroën Tubik fête ses dix ans cette année et est symptomatique des changements profonds qu’a connu l’automobile. Si la mobilité du futur passait, en 2011, par des monospaces qui offrait une liberté totale aux passagers, la mobilité actuelle passe par des voitures 100 % électrique avec une empreinte au sol la plus faible possible. Mais qu’elle soit en 2011 ou en 2021, la mobilité est l’affaire de Citroën. Le Tubik n’a pas dépassé le stade du concept mais ses idées, ses intentions et son audace se retrouvent dans la gamme actuelle qui se veut très habitable, très confortable et très audacieuse à la différence qu’elle emprunte au code actuel en vigueur, à savoir le style SUV.

2001 - Citroën C-Crosser

Depuis le début de l’année 2000, Citroën poursuit une mue complète sous l’impulsion de Jean-Pierre Ploué, nommé Directeur du style. Présenté au salon de Francfort 2001, le concept C-Crosser est un des premiers concepts portant la marque du nouveau patron du style et qui inaugure beaucoup de choses que l’on retrouvera par la suite dans les modèles de série.


Avec le C-Crosser, Citroën explore le thème des véhicules de loisirs polyvalent et ludique, sorte de SUV avant l’heure. Le C-Crosser inaugure également un langage de style fait de simplicité, de douceur avec très peu de lignes, l’absence d’arêtes vives et des volumes très graphiques. Il est d’une capacité d'adaptation étonnante tant par sa modularité extérieure que par la conception innovante de son espace intérieur. En effet, l’habitacle se pare de six places réparties en 3+3 à l’image d’un Multipla mais, ici, l’architecture est différente car les places avant sont surélevées par rapport aux places arrières. Grâce au pare-brise remontant sur le pavillon, les places avant sont baignées de lumière avec une vision panoramique qui abolit la frontière entre l'intérieur et l'extérieur. L’habitacle inaugure également les systèmes dit « by Wire » qui permet d’éliminer toute liaison mécanique ceci afin de dégager totalement l'espace au niveau des pieds puisque le C-crosser concept regroupe l'ensemble des commandes du poste de conduite sur un volant à moyeu fixe.Le poste de conduite de C Crosser regroupe, sous la main, en plus des fonctions habituelles, les fonctions de freinage, d'accélération et de passage des vitesses. La fonction direction est assurée par une liaison électrique comportant un capteur qui, associé à une électronique de commande, prend en compte la vitesse et l'adhérence. Pour accélérer, il suffit de tourner une des deux poignées vers l'intérieur et inversement pour freiner. Les deux poignées situées aux extrémités du volant sont solidaires et réagissent en même temps aux sollicitations du conducteur. Le volant regroupe l’ensemble des commandes de la voiture et est à moyeu fixe, autre héritage duC-crosser que l’on retrouvera sur les C4, C4 Picasso et C5.

La planche de bord se révèle très moderne et ne déparerait pas dans le paysage automobile actuelle. En effet, très plate, la planche de bord se fait totalement oublier et, seule, la volant et le grand écran, sont visibles. Un grand écran sur lequel les informations de conduite sont affichées et répétées sur le cadran de la vision tête haute qui surplombe le volant. Un volant, un grand écran central et rien d’autre, cela ressemble furieusement à une Tesla mais c’est bien Citroën qui l’a créé...


D’une longueur de 4m28 seulement, le C-Crosser offre un espace habitable arrière royal grâce à la possibilité donnée aux passagers arrière d’allonger leurs jambes sous les sièges avant. Mais le C-Crosser va plus loin et offre une modularité intérieure unique car il peut se transformer en pick-up grâce à une astucieuse bascule du volet arrière et du toit dans le plancher. Les assises arrière s'escamotent tout aussi simplement, l'ensemble permettant de libérer un plancher de chargement, parfaitement plat, aux généreuses dimensions (1,90 m x 1,20 m). Les portes latérales coulissantes permettent un accès aisé au plateau mais, grâce à sa suspension hydraulique, le C-crosser offre, en plus, la possibilité de s’abaisser de 10cm permettant de charger plus facilement les objets lourds ou volumineux. Enfin, pour maximiser toute possibilité de transport, le C-crosser est équipé de barres de toit coulissantes électriquement.

Côté mécanique, le Citroën C-Crosser concept est équipé d’un moteur essence 2,0 HPI couplée à une boîte automatique. Mais, surtout, le C-Crosser compte 4 roues motrices et directrices qui lui permettent de gagner en maniabilité et agilité et, ainsi, affronter tous les terrains d’autant plus que la suspension hydractive 3 qui l’équipe autorise des débattements variables permettant de faire passer la garde au sol de 140 mm à 200 mm. D’ailleurs, avec C-Crosser, Citroën franchit une nouvelle étape en intégrant une suspension pilotée à grands débattements. La pression dans les vérins de suspension est contrôlée en temps réel, roue par roue, par un calculateur qui ajuste de façon continue tous les paramètres permettant un contrôle dynamique optimal. C-Crosser propose deux gardes au sol choisies en fonction de l'environnement extérieur : 140 mm sur route ou 200 mm en tout chemin. Dans ce dernier cas, C-Crosser bénéficie d'une amplitude de débattements de plus ou moins 150 mm, rendue possible grâce à l'utilisation d'une liaison au sol composée d'une double triangulation avec un triangle supérieur faisant office de basculeur et un pivot découplé.


En conclusion, le Citroën C-crosser concept est un élément fondateur pour les Citroën qui suivront. Il inaugure le nouveau langage de style, les innovations technologiques telles que le volant à moyeu fixe, la suspension hydractive 3, le pare-brise panoramique que l’on retrouvera sur C3 et C4 picasso ou encore les nouveaux chevrons. 20 ans que ce concept a été présenté et, s’il est un peu oublié, il mérite qu’on s’y attarde plus longuement tant ce concept était annonciateur de ce que Citroën allait proposer dans les années suivantes.

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