Retour sur la fin de production des Citroën C4 et DS 4 à Mulhouse
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Retour sur la fin de production des Citroën C4 et DS 4 à Mulhouse



Arrêt de la fabrication des Citroën C4 et de la DS4, fin de l’équipe du weekend et passage au flux multi-silhouettes (ou monoflux) pour assembler des Peugeot 2008 et 508 et des DS7 Crossback : ce weekend le site PSA de Mulhouse a tourné une grosse page de son histoire plus que cinquantenaire.

Chez PSA, le système 2 s’est arrêté dans la nuit de samedi à dimanche. Alors samedi soir, forcément, l’ambiance était particulière. Il ne restait plus énormément de voitures à fabriquer (l’approvisionnement en pièces a déjà été stoppé) et c’était aussi la dernière séance de l’équipe SD (samedi-dimanche) qui fonctionne pour C4/DS4 depuis le 10 février.

Pour ceux qui suivent l’actualité du site de production de Mulhouse, c’est la fin d’une époque, principalement dans l’usine de montage. Et ce samedi soir, on sentait une certaine nostalgie chez des salariés qui travaillaient un dernier week-end, mais aussi pour des femmes et des hommes dédiés, depuis 2010, à la fabrication de ces deux berlines.

Une ligne, six silhouettes, voire plus…

Dans la Hardt, il n’y aura plus deux lignes de montage séparées pour assembler des voitures différentes. Depuis lundi matin, toutes les silhou-ettes – on peut en faire six en même temps – seront sur la même ligne. « On parle de flux multisilhouettes plutôt que de monoflux », détaille Magali Leduc, responsable de la communication du site de Mulhouse. Le système 1 multisilhouettes assemble les Peugeot 2008 et 508, bientôt le break de cette 508 commercialisée cet automne, et la nouvelle DS7 Crossback qui vient d’arriver en concession. Quatre voitures différentes donc, mais cette ligne pourra accueillir jusqu’à six silhouettes différentes, voire plus…

L’ancien système 2 était évidemment moins flexible, moins performant, même si on y fabriquait deux silhouettes – les C4 et DS4 –, mais avec des caractéristiques techniques très proches. En gros, exceptés la carrosserie extérieure, quelques « typages » mécaniques et le niveau de finition plus élevé pour la DS4, il s’agissait d’une même base de véhicule. Pour mémoire, le projet DS4 avait d’abord été refusé par Citroën avant d’être produit sous l’étiquette DS pour étoffer cette gamme premium lancée en 2009 par Citroën et devenue une marque indépendante en 2014.

Ces dernières années, la demande en C4 et DS4 était devenue moins forte (lire ci-dessous) au point d’inciter la direction du site à « ripper » cette production sur une équipe SD en demi-cadence, depuis le 10 février dernier. « On produit 642 voitures par week-end, le samedi de 13 h à 1 h le dimanche, puis de 17 h le dimanche à 5 h le lundi, avec 543 personnes, dont un peu plus de 50 % d’intérimaires , explique Isabelle de Blasio, responsable de l’équipe SD. Et globalement, on est très satisfait du travail qui a été réalisé. Sur la période SD, on est à plus de 90 % de “bon direct” [des voitures n’ayant besoin d’aucune retouche en sortie de ligne, NDLR], ce qui est remarquable avec autant d’intérimaires. »

Une cinquantaine de ces intérimaires vont continuer à travailler chez PSA durant la semaine – ce qui n’était pas prévu initialement –, mais pour beaucoup, c’est la fin de l’aventure SD. « Ils sont formés, ils ont montré leurs compétences. Si on a besoin de main-d’œuvre, forcément ils seront les premiers sollicités » , poursuit une cadre qui avoue avoir eu un « coup de blues » le week-end précédent l’arrêt de l’équipe, quand l’approvisionnement en pièces s’est tari.

DS4 avant DS7

Si C4 et DS4 ne sont pas des succès dans l’histoire mondiale de l’automobile, pour les femmes et les hommes de PSA, elles resteront importantes. Ces deux voitures ont lancé, sur le site, la norme Euro 4 en matière de moteur, la soudure laser en carrosserie et permis, pour la première fois à Mulhouse, de travailler sur des véhicules premium.

Les équipes de Mulhouse devaient réussir la DS4 et sa belle finition pour que la direction du groupe choisisse le site alsacien pour fabriquer les DS7 Crossback. Bref, prouver dans la Hardt que l’on pouvait faire autre chose que des petites 104, 205, 206 ou 208. Ce pari-là a été gagné.

Source : 

https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2018/05/30/la-fin-d-une-epoque

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