Quelle valeur résiduelle pour le Citroën C4 Cactus ?



Tous les mois, le JTA vous fait découvrir les valeurs résiduelles d'un véhicule récemment lancé sur le marché du neuf. Nouveau manifeste du confort Citroën, avec notamment des suspensions à butées hydrauliques progressives, la C4 Cactus se repositionne aujourd’hui comme une berline compacte. Un nouveau rôle et de nouvelles ambitions pour un modèle qui reste toutefois à part.

Avec 270 000 ventes depuis son lancement en 2014, la C4 Cactus n’a sans doute pas atteint les chiffres souhaités par Citroën, mais ce n’est pas non plus un échec historique. En France, les ventes ont totalisé, à fin 2017, 69 593 unités. Ce modèle, qui trouve ses racines dans le concept Cactus présenté à Francfort en 2007, devait inaugurer le nouveau positionnement de la marque, à savoir revenir à l’essentiel.

Cette vision louable face à la course à l’inutile n’a toutefois pas vraiment résisté au marché. Conscient que “l’essentiel” allait avoir du mal à trouver sa place, Citroën a alors revu sa copie en choisissant le confort comme marqueur fort pour l’avenir. Le Citroën Advanced Comfort est donc né. “L’objectif pour Citroën est d’être la marque de référence en termes de confort”, rappelle à l’envi Linda Jackson, la directrice générale de Citroën.

Tout pour le confort

La C4 Cactus est donc aujourd’hui le nouveau manifeste de cette philosophie en offrant, en première européenne, les suspensions à butées hydrauliques progressives (technologie inaugurée par le SUV C5 Aircross en Chine), mais aussi les sièges Advanced Comfort en première mondiale. Des amortisseurs qui ont nécessité le dépôt de vingt brevets et qui sont aujourd’hui fabriqués pour PSA par Kayaba, un équipementier japonais. Les résultats de ces deux premières sont plutôt probants, le confort étant effectivement au rendez‑vous.

Un confort qui doit également beaucoup à un large travail sur l’acoustique, avec des vitres plus épaisses, un nouveau pare‑brise ou encore une meilleure insonorisation du tablier et du plancher. Un aspect technique qui sera servi par un design largement revisité. En effet, comme en témoignent les faces avant et arrière, 90 % des pièces de peau sont nouvelles. Les fameux Airbump ont même subi un gros régime et se retrouvent aujourd’hui en bas des portes. Les barres de toit ont également disparu de la dotation. Tout cela pour gagner en assise et en largeur, car celle qui était née comme un crossover (par définition assez difficile à classer) plutôt du segment B est aujourd’hui devenue une berline compacte, malgré ses 4,17 m.

Au chapitre équipements, avec douze technologies d’aide à la conduite, comme le freinage d’urgence en ville, l’avertisseur de franchissement de ligne ou encore le Park Assist, l’offre est correcte, mais pas aussi développée que sur certaines concurrentes, la C4 Cactus ne reposant pas encore sur la plateforme EMP2, qui offre de nouvelles possibilités en la matière. La connectivité est également de mise avec un large écran 7" trônant au centre de la planche de bord.

Bouleverser un segment conservateur

Sous le capot, pas de surprises, la berline reprend les derniers blocs essence et diesel de PSA, dont l’efficience est bien aidée par un poids très contenu (de 1 008 à 1 075 kg pour la gamme actuelle, elle est environ 150 kg plus légère que ses concurrentes). Au lancement, début mars, la gamme essence offrira trois choix avec les PureTech 82, 110 et 130 ch. Des variations du 3 cylindres maison, dont les émissions sont comprises entre 109 et 119 g/km selon que la mécanique est accouplée à une boîte manuelle ou automatique 6 rapports. Le 1.6 BlueHDi de 100 ch (99 g/km) sera épaulé à l’automne prochain par la version 120 ch.

Sur ce segment C, la C4 Cactus cuvée 2018 pourra donc faire valoir ces différences dans un univers des compactes plutôt jugé conservateur. La refonte a été assez large, car ce modèle n’est finalement pas seulement un produit qui se succède à lui-même, mais il va également devoir remplacer la C4 berline qui s’apprête à tirer sa révérence pour un temps. Ceci étant, la performance de Citroën ne devrait pas vraiment en souffrir, car en plus de cette nouvelle C4 Cactus, la marque peut compter sur un très bon démarrage du C3 Aircross avec plus de 50 000 ventes depuis son lancement et, d’ici la fin de l’année, le C5 Aircross sera une réalité commerciale en Europe.

Etude des valeurs futures de : Citroën C4 Cactus BlueHDi 100 BVM Feel : 22 200 euros



Source : 

http://www.journalauto.com/lja/article.view/28600/le-vehicule-du-mois-le-c4-cactus/1/constructeurs

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