Comparatif : le Seat Arona face au Citroën C3 Aircross

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Quand on compare le Seat Arona au Citroën C3 Aircross...virtuellement




Challenges s'est fendu d'un article sur le Seat Arona en le comparant au Citroën C3 Aircross sans pour autant comparer les deux voitures en face à face.  Grosso modo, en prend les remarques du Seat Arona et on le compare virtuellement à celles du Citroën C3 Aircross. Qu'apprend-on dans cet article alors ? 

1. Style extérieur

Tout oppose les deux derniers-nés parmi les " SUV " européens. L' espagnol - pardon, le catalan puisqu'il est fabriqué près de Barcelone - apparaît carré, sérieux malgré un toit bicolore, équilibré et sans chichis. Le français se veut plus goguenard, ludique, avec sa bouille rondouillarde genre bande dessinée. L'Arona a beau être méditerranéenne, elle est finalement froide, à l'allemande. Et si l'on ôtait son logo pour mettre celui de sa maison-mère Volkswagen, on n'y verrait que du feu. A l'extérieur, on peut heureusement opter quand même pour des teintes vives.

2. Style intérieur

A l'intérieur, c'est moins gai. Le gris-noir apparaît obligatoire ! Avec juste des filets de couleur parcimonieux. Pour une firme latine, c'est d'une tristesse déprimante. Quand on compare l'habitacle de l'Arona à celui du Citroën, on est frappé par le contraste. La voiture tricolore est autrement plus chaleureuse, accueillante. Chez Seat, on reste austère.

Mais, lorsqu'on examine l'ergonomie et la finition, la Seat séduit beaucoup plus. C'est certes extrêmement classique. Mais tout y est clair, à portée de main, logique, rationnel. Surtout, la rigueur de finition impressionne. Les matériaux à l'aspect bas de gamme n'ont rien de cossu. Mais ils sont costauds, parfaitement assemblés, conçus pour vieillir sans problèmes. Quelle rigueur!  On ne peut pas en dire autant chez Citroën. Matériaux légers et pas toujours bien fixés, jeu dans les accostages, petits bruits, n'inspirent pas la même confiance. Citroën est allé trop loin dans les économies.


Avec une boîte automatique (à double embrayage en fait), un défaut traditionnel dans le groupe Volkswagen s'estompe. On est en effet moins gênés par l'assise en creux, avec les fesses en bas et les genoux qui remontent. On n'est pas obligé en effet d'avancer exagérément le siège pour débrayer à fond.  Cette assise fatigue toutefois les cuisses à cause du bourrelet derrière les genoux. Dans les récriminations, notons des radars de parking qui fonctionnent en roulant, détectant des obstacles imaginaires en faisant bip-bip. Irritant.

Chez Citroën, le conducteur de gabarit moyen sera mieux assis avec un rembourrage supérieur. A la longue, l'assise souple peut toutefois lasser, car le corps se tasse. Sur la française, on peut estomper définitivement les bips-bips de parking en sélectionnant le mode " off ". Ca c'est bien. En contrepartie, l'inénarrable alerte de changement de ligne se remet en service à chaque redémarrage, ce qui exaspérera beaucoup. Ce n'est pas le cas sur l'ibérique.



3. Moteur

Nous voici à bord d'un modèle équipé du petit 1,0 TSi de 115 chevaux à boîte DSG. Ce micro-moteur à essence reste rugueux à bas régime, vibrant. Il manque de raffinement. Pas plus ni moins toutefois que le Pure Tech de PSA. Mais la boîte, rapide et précise - quoique un peu brutale en mode " S " - , lisse beaucoup ce fonctionnement heurté. La mécanique ainsi gréée est vive, alerte et reprend correctement (en mode " S "). Il faut toutefois recourir au pilotage manuel dès que la route se fait sinueuse ou vallonnée. En l'absence de palettes au volant, on joue du levier, de façon plaisante d'ailleurs. La Seat est plus vivante et dynamique que la Citroën équipée du 110 chevaux avec la boîte EAT6.

Lorsqu'on monte dans les tours, l'horrible bruit de ces moteurs tricylindres se manifeste trop. Dans les deux cas. Paradoxal pour des mécaniques destinées essentiellement à la ville. La boîte DSG optionnelle est quasi-obligatoire pour lisser son comportement. Tout comme l'EAT6 sur le C3 Aircross. Nous avons avalé 7,5 litres de sans-plomb aux cents. Très acceptable pour un modèle à essence. Même si nous avions fait 7,2 litres aux cents en moyenne avec un C3 Aircross Pure Tech 110 EAT6 équivalent.


4. Suspensions

Les suspensions sont sèches, comme toujours chez Seat. La voiture n'aime pas les inégalités. Ca tressaute sans aménité. On ne peut pas parler pour autant d'inconfort, mais il y a plus souple ailleurs, chez Citroën par exemple. Clairement, le C3 Aircross est dix fois plus prévenant. En contrepartie, les trains roulants de la Catalane sont extrêmement bien maintenus,  s'accrochent au bitume sans hésiter, avec une agilité et une rigueur rassurantes. La voiture virevolte d'un virage à l'autre sans défaillir.

L'Arona est beaucoup plus précise et sportive que la Citroën. La direction demeure précise. Les qualités routières constituent le point fort du véhicule. La voiture est plus plaisante à piloter.  A noter aussi que la Seat ne distille pas de grincements ni de craquements. Contrairement au véhicule tricolore (fabriqué en… Espagne). En revanche, sur autoroute, des sifflements aérodynamiques apparaissent sur la Seat.

Source : 

https://www.challenges.fr/automobile/essais/seat-arona-dsg-un-anti-citroen-c3-aircross-moins-gai-plus-rigoureux_572728

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