PSA : Belchamp récupère la filière pneumatique

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PSA : Belchamp récupère la filière pneumatique



Le centre technique de PSA dans le Nord Franche-Comté vient de récupérer les moyens de la filière pneumatique du groupe automobile (trois bancs d’essai) jusqu’ici implantés sur le site de La Garenne-Colombes.

C’est un objet complexe, un pneumatique, un concentré de technologies. Sur un véhicule, c’est une pièce essentielle à laquelle on assigne bien des missions.

Si le pneu doit offrir une faible résistance au roulement, synonyme de plaisir de conduite et de faible consommation, sa structure doit pouvoir résister à des transferts de charges considérables, à l’accélération comme au freinage, supporter des efforts transversaux importants (dans les virages) sans dérive de trajectoire, encaisser les déformations provoquées par les obstacles et les inégalités du sol.

Le groupe PSA dispose de sa propre filière pneumatique pour tester et mettre à l’épreuve, sous tous les angles, ce solide souple de forme torique. L’ensemble de ses moyens (trois machines) vient d’être transféré de son site de La Garenne-Colombes en Ile-de-France, promis à la fermeture, vers son centre technique de Belchamp. Encore tout frais, ce déménagement a nécessité cinq mois de préparation et trois mois d’installation (avec l’intervention d’une dizaine d’entreprises prestataires) pour un investissement de 1,4 million d’euros.

Par pneu, deux jours pour les trois tests

Ces moyens sont composés d’un banc de résistance au roulement (BRR), d’un banc de mesure raideur statique (BRS) et d’un mastodonte de onze tonnes baptisé Flat-Trac et permettant la caractérisation du pneumatique (il repose sur un bloc de béton lui-même monté sur ressort pour absorber les vibrations).

« Pour les accueillir, Belchamp était en concurrence avec d’autres sites, dont Vélizy », explique Jean-Michel Gaubert, responsable des bancs d’essais dévolus aux liaisons au sol (c’est-à-dire à toutes les pièces positionnées entre la route et la caisse, tels que les trains avant et arrière, les moyeux, les colonnes de direction) pour l’ensemble du groupe PSA (1). Le centre technique du constructeur dans le pays de Montbéliard « avait la chance de disposer de bâtiments inoccupés et facilement adaptables à cette nouvelle activité ».

Il faut compter deux journées pour tester un pneu qui passe successivement sur les trois bancs. « On accumule les mesures, à la demande des métiers du groupe PSA, qui sont nos clients, afin de modéliser mathématiquement et numériquement le pneu », détaille Guillaume Murat, responsable Conception Liaisons au sol Dynamique Route (LDR). « Cette modélisation est ensuite intégrée dans celle, plus globale, des liaisons au sol afin de simuler sur ordinateur différents comportements du véhicule et de s’approcher le plus possible de la réalité. Cela permet de limiter la durée de développement et les essais physiques, qui restent néanmoins indispensables, et donc les coûts associés. » Et cela permet, in fine, de valider le choix des pneumatiques pour chaque modèle de véhicule.


Source :https://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2018/12/19/la-filiere-pneumatique-de-psa-est-desormais-implantee-a-belchamp-dans-le-pays-de-montbeliard

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