Le Citroën C5 Aircross affronte l'Hyundai Tucson

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Le Citroën C5 Aircross affronte l'Hyundai Tucson



Le tout nouveau Citroën C5 Aircross trouve sur son chemin nombre de concurrents affûtés, dont le Hyundai Tucson, récemment restylé et au look toujours séduisant. Duel en configuration « petit moteur diesel à boîte automatique ».

Le Citroën C5 Aircross arrive dans un marché particulièrement encombré. Tard, mais avec d’autres atouts qu’un C4 Aircross qui n’a jamais réussi à trouver sa place et que le C5 remplace avantageusement. Une forte personnalité visuelle, des aspects pratiques particulièrement travaillés et la promesse d’un confort très soigné lui offrent des arguments solides face aux stars du marché que sont les français Peugeot 3008(dont il partage la plateforme technique) et Renault Kadjar. Mais tous les constructeurs ont une offre de qualité, comme le groupe VW avec les Volkswagen Tiguan, Seat Ateca ou Skoda Kodiaq, l’Opel Grandland X, basé sur la même plateforme PSA que le Citroën, ou le Ford Kuga.

En Asie aussi, les acteurs sont nombreux, à commencer par le Nissan Qashqai, à l’origine du développement de ce segment incontournable aujourd’hui. Les Toyota RAV4, Honda CR-V et autres Mazda CX-5 défendent aussi leurs positions tandis que les coréens tiennent une solide position avec les cousins Kia Sportage et notre Hyundai Tucson ici à l'essai. Restylé à la rentrée dernière, Celui-ci conserve avant toute chose l’argument d’un design à la fois sportif et flatteur, et c’est important dans ce segment. Mais il a su au passage évoluer dans sa présentation intérieure, recevoir des équipements dernier cri et, surtout, il adopte un nouveau groupe motopropulseur diesel moderne qui le rend très compétitif dans ce segment encore friand de gazole.

Face au C5 Aircross, le coréen semble visuellement plus compact alors que leurs dimensions sont quasi-identiques. Tout est dans le design, diamétralement opposé entre un Tucson jouant les sportifs tandis que le C5 Aircross appuie son côté à la fois ludique et plus utilitaire avec ses touches de couleur, ses moulages plastiques géométriques et son hayon quasi-vertical. Deux écoles pour un même service à rendre : emmener une petite famille dans tous les types de trajets du quotidien, vacances comprises.



A conduire

Confort et douceur : autant le dire d’emblée, la promesse marketing de Citroën n’est pas usurpée. Sous ses airs de gros jouet, le C5 Aircross bénéficie d’une qualité de filtration de premier ordre avec ses suspensions à double butées hydrauliques, complétée par des sièges particulièrement souples. Résultat, des sensations de premier ordre pour les passagers qui apprécieront le moelleux de l’ensemble. Le revers de la médaille, sans surprise, est au niveau dynamique. Citroën a tellement poussé le curseur côté confort que son SUV manque de précision et de ressenti au volant.

Rien de gênant ici, mais mieux vaut le savoir avant de se décider. Plus embêtant en revanche, le niveau sonore de son moteur est assez élevé et très typé diesel, ce qui contraste avec l’ambiance générale ouatée distillée par l’auto. Le BlueHDi grogne mais il remplit bien sa fonction avec la complicité de l’excellente boîte automatique à 8 rapports, offrant des relances satisfaisantes grâce à ses 300 Nm de couple très disponibles. Heureusement, une fois lancé, il redevient plus neutre à l’oreille.

Après quelque temps au volant du Citroën, le Tucson paraît en comparaison d’un coup plus rigoureux et précis, même si dans l’absolu, il ne s’agit pas d’une référence dans ce domaine. C’est surtout au niveau de la direction qu’il se démarque du français en se montrant plus incisif. Son comportement sans histoire et rassurant remplit son rôle et, même en comparaison de l’excellence du C5 Aircross au chapitre du confort, il ne souffre pas trop de la comparaison et offre un niveau d’amortissement et de silence de fonctionnement assez remarquables. Mieux : le nouveau moteur Hyundai 1.6 Smartstream se montre même nettement plus discret que le BlueHDi français. Il remplit très bien son rôle et ses 136 ch et 320 Nm de couple arrivent à se jouer de l'embonpoint du Tucson : 1 600 kg, soit 170 kg de plus que son rival aux chevrons ! Pour couronner le tout, la boîte à double embrayage et 7 rapports se révèle très réussie, rapide et douce.



A vivre

À l’image de leur design extérieur que tout oppose, nos deux protagonistes offrent deux ambiances intérieures diamétralement opposées. Celle de la Citroën est tellement marquée qu’elle peut aussi bien séduire que provoquer l’effet contraire, tandis que chez Hyundai, on jour la carte du classicisme.

L’univers Citroën est autrement plus technologique et moderne, avec ses compteurs à affichage numérique (cinq modes d’affichage), tandis que la planche de bord colorée et pleine de gimmicks de design fait tout pour se démarquer de la concurrence. Une belle personnalité pour un ensemble qui se révèle parfois un peu complexe à l’usage.

Par exemple, la répartition des différents menus de l’écran central manque parfois de logique. Certains aspects se révèlent un peu inaboutis, à l’image de l’agaçant système de vision à 360° qui n’affiche une image complète qu’au fur et à mesure des manœuvres, car PSA a économisé sur les caméras latérales, bien présentes, elles, sous les rétroviseurs de sa rivale.

Présenté de manière sobre en contraste, le Hyundai semble daté à côté du Citroën. Pourtant, son bel écran central de 8 pouces s’avère plus réactif et bénéficie d’une info-trafic TomTom Live avec circulation et météo gratuites pendant 7 ans. Mais en regardant de plus près, son ergonomie disparate et, surtout, ses matériaux costauds mais assez basiques marquent le pas face à la française, plus soignée dans les détails.

Cette version haut de gamme bénéficie de sièges avant chauffants et ventilés et d’un volant chauffant, tandis que la sono est confiée à la marque Krell. Depuis son récent restyling, il s’est équipé des aides à la conduite au goût du jour, comme l’indispensable régulateur de vitesse intelligent également présent à bord du Citroën.

Aux places arrière, le C5 Aircross prend le large, offrant une excellente expérience à ses trois passagers. Car oui, ce sont bien trois passagers de taille adulte qui s’y trouveront à l’aise grâce aux sièges individuels arrière indépendants, coulissants et (légèrement) inclinables, avec le bénéfice d’un plancher plat pour couronner le tout. Une réminiscence du monde des monospaces bienvenue qui départage clairement nos deux rivaux. A bord du coréen, si l’espace aux jambes n’est pas en retrait, il faut réserver la place centrale à des usages temporaires, comme à bord de la plupart des modèles du segment. Il ne lui reste pour atout qu’une plus grande amplitude de réglage d’inclinaison du dossier de la banquette et la présence de sièges arrière chauffants.

Autre avantage du Citroën et de sa grande modularité, les assises de ses sièges s’abaissent en rabattant leurs dossiers, ménageant plus de volume maximum disponible : 1 630 l au lieu de 1 492. En position normale cinq places, le C5 garde aussi une longueur d’avance avec un très généreux volume de 580 l contre 502. Côté cache-bagages, là aussi, deux écoles s’affrontent : élément rigide en deux parties chez Citroën face à un enrouleur chez son rival, qui a prévu un emplacement pour le stabiliser près du seuil de coffre si on le souhaite.

Avec des designs aussi différents que réussis, ces deux SUV familiaux sauront chacun séduire à leur manière. Mais mieux vaut garder en tête leurs atouts plus pragmatiques. Si tous les deux sont pourvus de bons petits diesels modernes accouplés à de plaisantes transmissions automatiques, sobres et efficaces, ils offrent des sensations de conduite différentes, un peu plus directes chez Hyundai. Mais surtout, la française joue à fond la carte des aspects pratiques, de l’habitabilité et de la modularité tandis que la coréenne reste plus classique et un peu moins accueillante. Ajoutez un confort pullman dans le C5 Aircross et le voilà au final devant un Tucson qui n’aura pas démérité pour autant.



Citroën C5 Aircross

On aime Confort remarquable Espace à bord Modularité et coffre

On regrette Bruit moteur Conduite manquant de dynamisme Ergonomie de l’info-divertissement

Hyundai Tucson

On aime Insonorisation Confort Excellent couple moteur-boîte

On regrette Tarif un peu élevé Masse Manque de modularité


Source : https://www.largus.fr/actualite-automobile/le-citroen-c5-aircross-bluehdi-130-defie-le-hyundai-tucson-crdi-136-9662390.html