Interview de Linda Jackson "Plus que jamais, nous mettons l'accent sur le confort"

Pour traduire l'article, faîtes un clic droit sur l'article  puis "Traduire"

Interview de Linda Jackson "Plus que jamais, nous mettons l'accent sur le confort"



Que représente la Salon de Bruxelles pour Citroën ?

« Le Salon de Bruxelles ne donne pas seulement un aperçu général, il y a aussi beaucoup de ventes. Il est vraiment orienté vers la clientèle : en moyenne, nous y vendons 25 % de notre chiffre d'affaires annuel et nous voulions donc nous concentrer sur le nouveau C5 Aircross. Et nos véhicules utilitaires, bien sûr, qui représentent 20 % de notre chiffre d'affaires mondial. »


Comment expliquez-vous son succès par rapport aux très grands salons qui sont en déclin ces derniers temps, comme Paris ?

« Il y a une différence entre les salons de vente et les salons où de nouvelles choses sont présentées, comme Detroit. Ce sont les premiers qui survivront, parce que les gens peuvent vraiment venir voir et acheter. Nous observons également une tendance mobilité et technologie, comme au CES de Las Vegas. L'époque des grands salons classiques est révolue. »


En tant que marque française, comment voyez-vous l'évolution du salon de Paris ? On peut imaginer que Citroën souhaite présenter ses premières au public français.

« Nous regardons principalement l'investissement. Avons-nous quelque chose à lancer et sommes-nous en mesure de récupérer notre investissement ? Dans ce cas, nous sommes présents sur le salon, que ce soit à Paris ou ailleurs. Après tout, il s'agit d'un investissement assez substantiel. Nous ne devons donc pas être à Paris parce que nous sommes une marque française, mais parce que nous pouvons y montrer quelque chose. »


Il y a quelques années, vous avez dit que vous vouliez rendre Citroën plus originale et vous débarrasser de cette image un peu ennuyeuse. Avez-vous réussi ?

« Absolument. Nous voulions être différents de ce qui était lancé sur le marché. Avec le C5 Aircross, nous arrivons un peu en retard sur ce marché des SUV, mais nous avons fait autre chose, en misant sur la modularité. Aujourd'hui, plus que jamais, nous mettons l'accent sur le confort, qu'il s'agisse de la suspension ou des sièges. Je suis donc satisfaite : nos modèles soufflent un vent frais sur leur segment, mais ils y ajoutent aussi quelque chose. »


Y a-t-il un modèle que vous aimeriez avoir dans la gamme Citroën ?

« Il y a quatre ans, j'aurais dit un VUS, parce que tous les marchés le veulent. Dans les années à venir, nous allons renouveler nos modèles compacts et nos berlines. A partir de 2020, des modèles hybrides plug-in et électriques seront également ajoutés. Mais après ça, je n'ai pas forcément besoin d'un cabriolet. Citroën n'a pas besoin de remplir des niches, mais doit viser des segments où il y a du volume et du profit à faire dans le monde entier. »


L'expérience acquise avec le C3 Aircross a-t-elle été utile pour le lancement du C5 Aircross ?

« En effet, parce que notre expérience avec les SUV se limite au C3 Aircross. Pour nos concessionnaires, c'était aussi le premier SUV qu'ils vendaient. Mais bien sûr, les clients du C3 Aircross ne sont pas des clients du C5 Aircross. Nous avons déjà remarqué que le C5 Aircross attire de nombreux nouveaux clients à notre marque. »


Quels sont les enjeux pour Citroën en 2019 ?

« Un lancement réussi pour le C5 Aircross, bien sûr. J'aimerais également voir une part de marché européenne de 5 %. L'an dernier, nous avons atteint 4,5 %. Et puis il y a notre centième anniversaire. A ce sujet, je veux regarder non seulement le passé, mais aussi le présent et l'avenir. »


Il y a également la grande question du diesel contre l'électrique. Comment envisagez-vous le diesel et comment se fait-il que nous n’entendions plus parler des HybridAir et Hybrid4 depuis quelques années ?

« Nous continuerons à offrir des diesels jusqu'à ce que les clients n'en veulent plus. Mais personne ne sait combien de temps cela prendra. A l'époque de l'Hybrid4, au début 2010, la demande en hybrides diesel et en hybrides rechargeables était faible. Nous avions aussi besoin d'un partenaire pour l’HybridAir, mais nous n'en avons pas trouvé. Aujourd'hui, nous visons clairement l'hybride essence rechargeable avec l'ensemble du groupe PSA. DS aura sa version cette année, nous en 2020, tout comme notre modèle électrique. On me demande parfois si nous ne sommes pas en retard, mais le marché des voitures électriques se développe lentement. »


En 2021, il y a une autre échéance : les émissions moyennes de CO2 d'une marque ne doivent pas dépasser 95 g/km. Qu’est-ce que cela signifie pour Citroën ?

« Tout comme pour le groupe PSA, nous atteindrons ces objectifs. Il nous est impossible de ne pas les atteindre. Nous avons développé tout un plan pour cela, bien sûr à l'aide de voitures électriques, d'hybrides rechargeables, etc. »


La connectivité et le covoiturage sont d'autres sujets d'actualité. Quels sont les défis à relever ?

« Il y en a beaucoup, n'est-ce pas ? (rires) En matière de connectivité, nous devons examiner les données de nos clients et la façon dont nous les protégeons. Le législateur a également un rôle à jouer. La mobilité urbaine est également une bonne question, surtout s'il y a des villes sans voiture à l'avenir. Nous présenterons notre vision à ce sujet à Genève. Beaucoup de choses nous attendent dans les dix prochaines années : électrification, conduite autonome, connectivité, diesel... Et nous pensons que beaucoup de choses se sont passées au cours des vingt dernières années. »


Source : https://www.vroom.be/fr/actus/citroen-nous-continuerons-proposer-des-diesels-jusqu-ce-que-les-clients-n-en-veulent-plus-21391

215 vues2 commentaires