Interview d'Yves Bonnefont sur le démarrage du DS7 Crossback

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Interview d'Yves Bonnefont sur le démarrage du DS7 Crossback


Les premiers exemplaires du DS 7 Crossback viennent d’être livrés. Quels sont les premiers retours ? Nous sommes très satisfaits du démarrage. Les ventes sont conformes à la trajectoire que nous nous étions fixée. Le saut qualitatif sur les matières ou l’effort porté sur le confort ont été unanimement salués. Les gens se font plaisir en achetant un DS 7 Crossback : 75 % des commandes concernent des versions Grand Chic ou Performance +, qui sont les finitions les plus haut de gamme. Le prix de vente moyen se situe aux alentours de 48 000 euros. Et du côté des reprises, nous avons eu des surprises : on a ainsi vu revenir des véhicules premium, type Porsche Macan.

Y’a-t-il eu un “effet Macron” * ? C’est difficile à mesurer. Un indice fort, toutefois. Le jour de l’investiture du Président, les serveurs de notre site Internet ont explosé. Le trafic a été multiplié par trente. Nous avons dû intervenir en catastrophe pour augmenter les capacités de connexion.

Comment comptez-vous implanter la marque ? Nous voulons montrer que DS représente une alliance entre raffinement et technologie. La campagne de publicité a magnifié le produit dans son univers, en mettant en exergue la référence aux codes de Paris et du luxe. Le premier soir de sa diffusion, le trafic sur notre site a été multiplié par dix ! Mais, cette fois-ci, nous avions pris nos précautions. Parallèlement, nous poursuivons le développement du réseau, concrétisé par l’ouverture de 45 nouveaux points de vente en mars.

Le DS 7 Crossback arrivera l’an prochain en version hybride rechargeable. Croyez-vous davantage à l’hybride qu’à l’électrique ? C’est une question très difficile, à laquelle nous n’avons pas encore de réponse précise. C’est la raison pour laquelle nous avons fait en sorte que les versions hybrides et électriques puissent passer sur les mêmes lignes d’assemblage que les versions thermiques. Nous suivrons ainsi l’évolution du marché. En revanche, tous nos modèles seront électrifiés : ce sera le cas du DS 7 Crossback dès l’an prochain, avec une version hybride rechargeable de 300 chevaux. C’est une motorisation plaisir, que les clients choisiront sans doute, avant tout, pour ses performances. Ensuite, nous lancerons les versions électrifiées, le plus rapidement possible après le lancement des nouveaux modèles, jusqu’à ce que l’on parvienne à une sortie simultanée.

La gamme DS va bientôt s’enrichir. On évoque un SUV urbain et une grande berline. Qu’en est-il ? Notre plan-produit, réglé comme un métronome, prévoit une nouvelle voiture par an. Nous vous ferons donc une petite surprise chaque année.

Quel est l’objectif de la marque DS, à moyen terme ? Dans le monde, le marché du premium couvre 10 à 12 % des volumes de l’industrie automobile. Si les ventes de DS étaient équivalentes à 10 ou 12 % de celles de l’une des marques généralistes du groupe, nous serions à notre rythme de croisière. Vous pouvez faire vos petits calculs (il sourit, ndlr) ** ! Aujourd’hui, au yeux du monde, les marques françaises – Hermès, Chanel… – sont l’incarnation du luxe. Il nous appartient, désormais, de faire entrer l’automobile dans cet univers. Nous aussi sommes tout à fait à même de créer une marque de voiture de luxe, française, et reconnue comme telle.

* Après la cérémonie d’investiture en mai dernier, le président de la République avait descendu les Champs-Élysées en DS 7 Crossback. ** En 2017, Peugeot a vendu 2,1 millions de voitures à travers le monde. Pour Citroën, ce chiffre s’élève à 1,05 million. DS, de son côté, a commercialisé un peu moins de 53 000 véhicules l’an dernier.

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