Essai Citroën C5 Aircross Puretech 180
Auto_728x90.jpg

Essai Citroën C5 Aircross Puretech 180



Le nouveau SUV de Citroën a fait du confort et des aspects pratiques ses principaux arguments pour se détacher du troupeau. Après un premier essai concluant de la version grand public, voici notre test du haut de gamme, équipée du moteur essence Puretech 180.

Le C5 Aircross est issu d’une grande famille, celle du groupe PSA, qui comprend beaucoup de cousins techniques comme les Peugeot 3008, l’Opel Grandland X ou encore le DS 7 Crossback. A la différence de ces derniers, Citroën a fait le choix d’orienter sa stratégie vers ce qu’elle maîtrise le mieux : le confort et le design. Dans ce sens, le C5 Aircross n’a rien de commun avec le reste des SUV compacts comme le Nissan Qashqaï, le Volkswagen Tiguan ou le Peugeot 3008 qu’il challenge.

Une fois de plus, l’équipe de style réalise un sacré job en adaptant les lignes douces et arrondies qui singularisent la marque à un SUV. Les phares avant sur deux niveaux, les « airbumps » et les feux arrière 3D sont bien présents mais placés subtilement et avec originalité. C'est fluide, élégant et sans agressivité excessive. Cette version haut de gamme « Shine » facturée 37 080 € ajoute les jantes 18’’, les parties inférieures noires avec des inserts couleur sur le bouclier et les airbumps, et une couleur de toit similaire.



A bord, le client retrouve l'univers Citroën typique des dernières productions, avec une planche de bord verticale aux formes rondes et des éléments décoratifs colorés. Citroën laisse le i-Cockpit à Peugeot mais propose tout de même une instrumentation 100% numérique. Elle fonctionne de concert avec un écran central tactile aux graphismes datés et à la réactivité passable. Le SUV propose cinq ambiances intérieures. Notre version d’essai coche l’option « ambiance hype brown » (2 000 €) qui comprend un garnissage cuir avec des décors sur la console centrale, la planche de bord, la casquette d’instrumentation ainsi que les larges et confortables sièges avant massants/chauffants avec réglage électrique. Un gros plus par rapport à la concurrence que vous bénirez à chaque fois que poserez votre séant dessus. La qualité perçue se place un cran en dessous de celle proposée par son cousin le Peugeot 3008 ou encore le Volkswagen Tiguan. L’absence de plastiques moussés sur la partie haute est compensée ici par des garnissages spécifiques à cette finition haute.

Le C5 Aircross a fait de la famille son credo avec de nombreux rangements disséminés dans l’habitacle et surtout trois sièges arrière indépendants, coulissants et équipés de dossiers inclinables. C’est ici que le français marque sa différence par rapport aux autres SUV. A défaut d’offrir beaucoup d’espace aux places arrière, il compense par une modularité plus poussée. Les sièges arrière se replient individuellement pour former un plancher plat et libérer un volume maxi de 1 600 litres et une longueur de chargement d’1,90 m. En configuration normale, le coffre varie entre 550 et 690 litres suivant la position des sièges arrière, ce qui le place parmi les meilleurs élèves aux côtés du Skoda Karoq.

Le 1.6 THP développé avec BMW et désormais rebaptisé Puretech par le groupe PSA voit sa puissance grimper à 180 ch et ses émissions descendre à 128 g de CO2/km (malus de seulement 90 €). Il est ici associé d’office à la boîte automatique à 8 rapports (EAT8) conçue par l’équipementier japonais Aisin et réputée pour sa douceur. Sur le papier, le niveau de puissance est gratifiant mais dans la réalité, le conducteur cherche les chevaux. Les accélérations et les reprises sont tout juste correctes. A tel point que pendant les premiers tours de roues, nous avions l’impression d’être au volant d’un Puretech 130. Une déception qui s’accompagne d’une consommation importante tournant aux alentours de 9 l/100 km. Pour ce genre de véhicule, taillé pour la famille et la route, l’on vous conseille d’opter pour une motorisation diesel plus coupleuse et autrement plus sobre.

Réputé pour son savoir-faire en matière de confort, Citroën relève une fois de plus le défi. Le C5 Aircross équipé de suspensions à butée hydraulique, moins chères qu’une suspension pilotée, s’en sort avec les honneurs. L’absorption des chocs (nid-de-poule, bosses, irrégularités, etc.) est royale, avec une détente de l’amortisseur tout en douceur. Bien calé dans son siège moelleux, le conducteur ne s’aperçoit de rien. C’est principalement sur les grands axes que le français démontre toutes ses qualités de voyageur. Le réglage souple, la bonne insonorisation de l’habitacle et le silence de fonctionnement du moteur bercent les passagers. En revanche, dès que la route

le C5 Aircross est bien moins à l’aise. Il n'est pas très incisive et le comportement s’avère mollasson, sans pour autant se traduire par un gîte important, comparé à ses concurrents. Comme ses cousins en provenance du groupe PSA, il dispose d’une vingtaine d’aides à la conduite, dont le très intrusif système de maintien dans la voie qui corrige la trajectoire au volant au moindre écart et qui se réactive à chaque redémarrage.

Il arrive peut-être tardivement sur le marché le plus concurrentiel d’Europe, mais le nouveau C5 Aircross mise sur des atouts différents. Son truc à lui, c’est le confort, le design et la modularité. Et dans ce domaine, pour trouver aussi bien, il faudra aller chercher du côté des marques premium ou des monospaces. Dommage que l’espace aux places arrière soit si compté, sinon le français aurait signé un sans-faute sur le thème de la famille. Si vous êtes un bon rouleur, ce qui paraîtrait logique vu le gabarit de la voiture, privilégiez le diesel (BlueHdi 130 et 160 ch), moins glouton que ce Puretech 180 aux prestations décevantes et à l’appétit démesuré.



Source : https://www.caradisiac.com/essai-citroen-c5-aircross-puretech-180-que-vaut-le-haut-de-gamme-174320.htm

Passionnément Citroën - 2020 

Contact : passionnementcitroen1@gmail.com 

Clause de non-responsabilité de traduction

logo-passionDS.jpg
  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • YouTube Social  Icon