Essai Citroën C3 Aircross BlueHDi 100

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Essai Citroën C3 Aircross BlueHDi 100



La C3 Aircross est un des modèles les plus réussis du moment, ce qui se traduit par d’excellentes performances commerciales. Que penser de la version diesel 100 ch ?

Le 17 mai 1968, Citroën lançait la Méhari, véhicule dont le constructeur vantait la compacité, la polyvalence et bien sûr le caractère passe-partout. L’auto sera commercialisée pendant dix-neuf ans et s’écoulera à 145 000 exemplaires. Un demi-siècle plus tard exactement (ou presque), la marque aux chevrons se félicite des 50 000 exemplaires de sa C3 Aircross écoulés en seulement 5 mois de commercialisation, véhicule dont elle met en avant - devinez quoi ! - le caractère facile à vivre, la fonctionnalité malgré le gabarit réduit et la polyvalence d’usage. Sans chercher à inventer des liens imaginaires entre les deux modèles précités, il y a malgré tout un indéniable point commun : ils ne pouvaient qu’être signés par la maison Citroën. En seulement 4,16 m, la joliment dessinées C3 Aircross fait en effet preuve d’une habitabilité et d’une modularité optimales (du moins sur les versions dotées de la banquette arrière coulissante) et d’un réel confort d’utilisation. Une pleine réussite, que saluent les nombreux prix reçus à travers l’Europe par le petit SUV depuis son lancement en octobre 2017.


La gamme C3 Aircross compte cinq motorisations. Les puissances des blocs essence s’établissent à 82, 110 et 130 ch tandis que leurs homologues carburant au gazole développent 100 et 120 ch. C’est le HDi 100 ch qui fait l’objet de notre essai, exclusivement accouplé à une boîte manuelle à 5 rapports (la boîte manuelle 6 rapports étant réservée au moteur HDi 120, et l’automatique EAT 6 au Puretech 110 ch essence).

La première qualité de cette C3 Aircross est sa relative légèreté, puisque son poids à vide s’établit à 1 205 kilos. En dépit d’une puissance limitée, le moteur HDi 100 meut donc l’ensemble avec aisance. Les accélérations se montrent solides et les reprises sécurisantes, ce qui permet d’envisager les étapes autoroutières avec sérénité. Même en charge - notre essai nous a notamment permis de rallier Paris à Genève à trois adultes avec des bagages - les performances se montrent tout à fait convaincantes, assorties d’un bon silence de fonctionnement à vitesse stabilisée et d’une consommation réduite. Malgré un réservoir de faible contenance (45 litres), les 6,1 l engloutis pour chaque tranche de 100 km (valeur qu'il ne tient qu'à vous d'améliorer) permettent d’effectuer plus de 600 km sans passer par la case station-service. C’est assez agréable, convenons-en. S’ajoute à cela un excellent confort de roulement, tandis que les sièges offrent une assise suffisamment moelleuse pour vous épargner les maux de dos à la fin d’une longue journée de route.

La réussite serait complète si le moteur diesel se faisait plus discret au ralenti et dans les phases d’accélérations, durant lesquelles il fait entendre un timbre « gazolesque » peu plaisant. En ville et dans les embouteillages, l’agrément d’utilisation en prend un (petit) coup, et on observe à l’usage une forme de dichotomie entre ce véhicule à la présentation aussi moderne qu’avenante et cette bande-son mécanique qui nous renvoie en quelque sorte au passé. Hier loué pour ses faibles émissions de CO2, aujourd’hui honni pour ses vilaines microparticules, le diesel est aujourd’hui en passe de devenir has been sur les modèles compacts. A plus forte raison quand il subit comme ici la concurrence interne d‘un 3 cylindres turbo Puretech 110 aussi brillant qu’économe en carburant. Celui-ci présente l’avantage d’être facturé 1 500 € de moins à équipement égal et, avec ses 115 de CO2/km, d’échapper au malus écolo.

En matière d’équipement, le C3 Aircross fournit d’office l’allumage automatique des feux ou la connection Bluetooth/USB, auxquels s’ajoutent l’aide au démarrage en côte, surveillance du maintien dans la file ou reconnaissance des panneaux routiers, mais fait l’impasse sur la climatisation dans la finition Live d’entrée de gamme, facturée 18 950 €. Celle-ci apparaît au niveau intermédiaire Feel (20 750 €), en même temps que la tablette tactile et les barres de toit. Mais c’est bien sûr en finition Shine (22 750 €) que la C3 Aircross s’apprécie le mieux. Sont en effet fournis d’office la banquette arrière coulissante (option à 490 € sur la finition intermédiaire Feel), la navigation connectée, la commande vocale, l’aide au stationnement arrière ainsi que la climatisation automatique et les jolies jantes alliage de 17 pouces.


Bilan : Non Merci !

Avec un tel titre, Caradisiac s'expose aux réactions les plus virulentes venant de la part des acheteurs de C3 Aircross diesel, lesquels feront valoir l'agrément global de conduite et la faible consommation de leur auto. Et ils auront raison sur ces points. Notre notation salue d'ailleurs les qualités objectives globales du modèle. Pour autant, et au risque de nous répéter, la C3 Aircross est disponible avec un moteur essence Puretech 110 ch tout aussi performant que le HDi 100, facturé 1 500 € de moins, non affligé de malus, à peine plus glouton et nettement plus discret à l'usage. Avec l'augmentation du prix du gazole à la pompe qui se profile dans les mois et années qui viennent, le choix est vite vu. Ite missa est*. Les + Look valorisant Capacités routières Rapport prix/prestations Rapport encombrement/habitabilité Modularité (avec banquette arrière coulissante)Les - Insonorisation moteur à l'arrêt et dans les accélérations Surcoût diesel à l'achat Pas de climatisation sur la finition de base

Source : 

http://www.caradisiac.com/essai-citroen-c3-aircross-bluehdi-100-partenaire-particule-166831.htm