Citroën s'attend à une belle année 2019

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Citroën s'attend à une belle année 2019



Comment va le réseau Citroën ? Le réseau Citroën ne va pas si mal que ça et surtout, il a vécu une année riche car nous avons séparé cette année les réseaux DS et Citroën. Cela a été fait de manière officielle au 1er août même si de nombreux Store et Salons DS avaient déjà ouvert depuis plusieurs mois, mais officiellement, au 1er août, ce sont devenu deux réseaux séparés. Vous avez maintenant deux réseaux Citroën et DS qui marchent de concert.

A côté de cela, c’est un réseau qui a vécu un premier semestre que je qualifierais de mi-figue mi-raisin avec des lancements dont le succès a provoqué des délais de livraison importants, ce qui nous a occasionné un certain nombre de problématiques de livraison. Nous voyons maintenant qu’après deux ou trois mois, les chiffres de ventes sont très fortement à l’amélioration et donc ça redonne du baume au cœur à tout le monde. En termes de rentabilité, à fin août, on est exactement au même niveau qu’en 2017. On espère finir l’année 2018 peut-être un peu mieux qu’on avait fini l’année 2017, ce qui serait un bon résultat.


Quand vous parlez de livraisons complexes, le coupable s’appelle-t-il C3 Aircross ? Oui absolument. Quand nous avons lancé la voiture, c’était aux portes ouvertes d’Octobre 2017, on a fait face à un succès colossal. Nous avons connu des chiffres de ventes que nous n’avions jamais connu chez Citroën d’autant qu’une très grande partie des commandes s’est porté sur le même modèle, c’est-à-dire le haut-de-gamme Shine motorisé en 110 ch essence avec boîte automatique, soit 3 commandes sur 4 ce qui était totalement inattendu. Non seulement le volume était plus important que prévu mais en plus, concentré sur un seul modèle ce qui nous a créé des délais de livraison très importants, jusqu’à 8 à 9 mois de délais. Le réseau a été remarquable et a réussi à faire patienter les clients avec notre aide. Maintenant nos délais sont redevenus normaux, de l’ordre de 2-3 mois si vous commandez cette version. Evidemment le mix de cette voiture dans nos commandes a mécaniquement remonté.

Compte-tenu de cette expérience, vous préparez différemment le lancement du C5 Aircross pour l’usine de Rennes ? Nous sommes ambitieux avec l’objectif de vendre au moins 40.000 voitures en 2019 et forts de l’expérience du mix de C3 Aircross, nous avons fait des prévisions de mix qui sont plus élevées sur C5 Aircross parce que c’est une tendance de fond que nous constatons, en tout cas chez nous, c’est-à-dire qu’à chaque renouvellement, les clients vont très majoritairement dans les versions huppées dans la première partie de vie du modèle.

Ce n’est qu’ensuite que s’équilibrent les ventes avec plus de niveaux 2 et 3 ? Les choses avançant, nous arrivons à des répartitions moins extrêmes mais sur C3 Aircross, 75 % de niveaux 3 étaient commandés quand d’ordinaire chez Citroën ces niveaux 3 ne représentent qu’entre 30 et 40 % des ventes.


Cela dit, ce n’est pas une si mauvaise nouvelle puisque Citroën cherchait cette montée en gamme, non ? C’est une excellente nouvelle en effet et nous remarquons que nous arrivons de mieux en mieux à faire monter les clients. Nous aurons certainement sur C5 Aircross un mix de versions huppées assez élevé.

Citroën va prochainement passer à l’hybride rechargeable avec le C5 Aircross Plug-in : le réseau est prêt ? Vous pensez atteindre des ventes importantes ? Nous avons des ambitions importantes et d’une manière générale, pas uniquement sur l’hybride rechargeable mais aussi sur l’électrique. L’ensemble de la gamme sera électrifié à l’horizon 2025 et avec le réseau nous travaillons d’une part à son équipement, pour qu’il soit préparé, et d’autre part avec l’animation de nos politiques commerciales pour inciter nos équipes de ventes à vendre ces véhicules de plus en plus puisque c’est, de toute façon ce qu’il faudra faire.

Néanmoins la gamme Citroën est paradoxale : l’année 2018 a été chargée avec trois lancements, et vous attendez une belle année 2019… alors que vous n’en aurez qu’un seul ? Ou est-ce que ce sera une année de consolidation ? Nous savons qu’il ne faut pas lancer trop de modèles en même temps, parce qu’il faut un certain temps pour les assimiler. Mais fondamentalement, lorsque nous lançons un modèle tous les ans ou un tous les ans et demi, nous sommes dans le bon tempo pour laisser aux clients et au réseau le temps de s’approprier le nouveau véhicule. La formation, l’acclimatation, cela prend du temps.

En 4 ou 5 ans, Citroën a complètement révolutionné sa politique commerciale : nous ne sommes plus dans une politique de promotion à tout va comme on a pu la connaître, nous sommes dans une politique de fair-pricing, c’est-à-dire des voitures au bon prix avec peu de remise, et cela prend du temps pour réapprendre à travailler ainsi, pour le réseau mais pour les clients surtout qui doivent passer de plusieurs milliers à 1000 euros de remise seulement. Tout cela va dans la bonne voie.

Nous ne craignons donc pas de trou d’air car C5 Aircross sera lancé au tout début 2019, et en plus nous allons avoir une année pleine avec C3 Aircross que nous espérons vierge de problèmes, pour une offre complète. Et nous avons aussi une C3 qui continue de progresser considérablement.


Ah oui ?  Elle va de mieux en mieux avec un rythme de croissance de 20 à 30 % de nos commandes, c’est-à-dire que, comme je le disais tout à l’heure, il a fallu habituer le réseau, nos clients, et maintenant nous commençons à la voir dans la rue, et les gens viennent spontanément la chercher chez nous. Nous nous préparons donc à une très belle année.

Quelle tendance estimez-vous plausible ? Nous sommes optimistes et espérons continuer sur la lancée du second semestre 2018, soit un gain significatif de parts de marché.


Source : https://theautomobilists.fr/2018/12/06/interview-damaury-de-bourmont-directeur-commercial-france-de-citroen/

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